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Le Président de la Banque mondiale marque sa confiance aux nouveaux efforts de réforme du Nigeria

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Contact à Abuja : Obadiah Tohomdet (09-3145269-75)
Télécopieur : 09-3145267
Fonction : Chargés des Relations publiques
Courriel : otohomdet@worldbank.org

 

Abuja, Nigeria, 19 mars 2004 – Le Président de la Banque mondiale, Monsieur James D. Wolfensohn, a exprimé sa confiance dans le nouveau programme nigérian pour la réforme et le développement économique.  Il a confirmé que la Banque se tient prête à investir jusqu’à un milliard de dollars EU au cours des deux prochaines années pour appuyer cet effort.

 

Dans son discours aux Ministres, à l’Assemblée nationale et à d’autres leaders du Nigeria, le Président de la Banque mondiale a félicité l’équipe économique du Gouvernement pour sa nouvelle Stratégie nationale d’indépendance économique et de développement, connue sous son acronyme anglais NEEDS, et pour le processus participatif utilisé par l’équipe responsable de sa formulation, qui a consulté toutes les parties intéressées dans l’ensemble du pays.  Il a souligné l’importance de la réussite du programme, non seulement pour le Nigeria mais également pour l’ensemble de l’Afrique.  « Si le Nigeria réussit, comme je m’y attends et comme je l’espère, le sort de l’Afrique sera changé, » a-t-il dit en ajoutant qu’un africain sur cinq est nigérian.

 

Le Président de la Banque mondiale était au Nigeria pour une visite de trois jours, au cours de laquelle il a eu plusieurs réunions avec le Président Obansanjo, l’équipe économique du Gouvernement, les organisations de la société civile et les leaders de la jeunesse.  Monsieur Wolfensohn a également visité Aba dans l’Etat de Abia, où il a rencontré le Gouverneur et un groupe d’entrepreneurs locaux.  Il a également survolé le Delta du Niger, pour rencontrer ensuite les leaders communautaires dans cette région.

 

L’assistance financière de la Banque mondiale au cours des 2 prochaines années appuiera les efforts déployés par le Nigeria pour réformer son appareil gouvernemental, développer sa jeunesse, restructurer sa fonction publique, améliorer son infrastructure, ainsi que la santé et l’éducation de sa population.  Avec le retour de la démocratie au Nigeria en 1999, la Banque mondiale a engagé 1,1 milliard de dollars pour le financement d’un vaste ensemble de projets de développement, faisant de son programme de prêts au Nigeria un des programmes d’Afrique avec la croissance la plus rapide.

 

Au cours de ses réunions, Monsieur Wolfensohn a souligné l’importance de la volonté du Gouvernement de s’attaquer à la corruption.  « La corruption est le cancer du pays, » a-t-il dit aux ministres et aux leaders de l’Assemblée nationale.  « Vous pouvez prétendre vivre avec le cancer, mais en fin de compte, il vous tuera ».  Pour lui, il faut un changement de cap majeur au niveau national, et une mobilisation de toutes les couches de la société pour lutter contre la corruption.  Il a également fait l’éloge de l’engagement du Gouvernement nigérian à l’Initiative pour la transparence des industries extractives, avec pour résultat de faire beaucoup plus de clarté sur les revenus pétroliers et gaziers du Nigeria, évalués à 7,4 milliards de dollars EU en 2003.  Plus de transparence dans l’utilisation des revenus du pétrole et du gaz, et dans la confection des budgets, particulièrement les crédits destinés à l’état et aux collectivités locales, comme le laisse préjuger l’engagement du Nigeria, constituera un moyen très concret pour lutter contre la corruption officielle et la mauvaise gestion.

 

Au cours de discussions très franches avec les leaders de la société civile sur la corruption au Nigeria et sur ses problèmes de gouvernance, Monsieur Wolfensohn a souligné que les pires problèmes sont l’héritage d’une période de dictature militaire.  « Vous sortez d’une période qui a vu la destruction de toute gouvernance, la détérioration du système éducatif, et une énorme augmentation de la pauvreté, » a-t-il ajouté.  En exprimant sa pleine confiance dans la nouvelle équipe économique du pays, il a ajouté que maintenant, « vous avez devant vous une possibilité réelle de changer votre avenir ».

 

Le Président de la Banque mondiale a ensuite abordé le problème de la dette nigériane, qui s’élève à 32,8 milliards de dollars EU. Selon lui, la confiance des créditeurs dans l’utilisation d’un allègement éventuel de la dette pour une réduction plus rapide de la pauvreté dépend en grande partie de la capacité du Gouvernement à établir la preuve d’une amélioration de sa gestion des ressources et d’une plus grande efficacité de ses politiques anti-corruption.  « Vous ne pourrez pas avoir accès à un allègement de la dette si vous ne montrez pas le Nigeria sous un jour nouveau, » a-t-il dit au cours d’une réunion avec les leaders de la jeunesse.  Il a également exhorté l’équipe économique du Gouvernement à travailler de façon étroite avec les créanciers du Club de Paris, qui détiennent 80% des prêts au Nigeria, et à les encourager à appuyer le nouveau programme de réformes.  Si le Nigeria peut démontrer qu’il a pris des mesures concrètes pour améliorer sa gestion économique, a-t-il souligné, la Banque mondiale sera alors en mesure de plaider la cause d’une réduction de sa dette, d’un relèvement du niveau de l’assistance à son développement et de politiques commerciales plus favorables à ses produits parmi les pays industrialisés.

 

Le principal programme de la Banque mondiale pour l’allègement de la dette, l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE), ne peut pas s’appliquer au Nigeria à cause de ses revenus pétroliers, qui dépassent le seuil admissible pour bénéficier d’un allègement de la dette au titre du PPTE.  Par conséquent, l’allègement de la dette du Nigeria devra demander un plan séparé, taillé sur mesure pour répondre à la situation particulière du pays.

 

Le Président de la Banque mondiale a dit toute la foi qu’il a dans les ressources et le talent du Nigeria pour assurer le succès de son plan de développement.  Il reste aujourd'hui au pays à développer la volonté politique dont il aura besoin pour effectuer les changements nécessaires.  « La chose importante est de faire preuve de persévérance, » a-t-il souligné.

 

Monsieur Wolfensohn, qui a mis un accent particulier sur la jeunesse l’année passée, a demandé à rencontrer les représentants des organisations de jeunes au Nigeria  Notant que 2/3 de tous les Nigérians ont moins de 35 ans, il a rappelé que lorsque les jeunes sont privés d’opportunités et n’ont que très peu de moyens d’influencer les décisions qui affectent leurs vies, « ils risquent de se tourner vers des formes beaucoup plus radicales de leadership, voire vers des activités criminelles ou la violence ».  Il a encouragé le développement de programmes qui permettront aux jeunes de faire entendre leur voix, et a applaudi les projets que vient de mettre en place le Gouvernement pour accroître leur compétence et faire émerger des opportunités d’emploi.

 

Il a également rappelé que la Banque mondiale préparait activement un programme pilote visant l’emploi des jeunes et leur autonomisation. Ce programme mettra l’accent sur le développement des compétences et la micro finance pour aider les jeunes à lancer commencer ou à étendre leurs entreprises.  Il sera soumis au Conseil d’administration de la Banque mondiale dans le courant de cette année.


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