Contact Média Au Burkina Faso: Kadiatou Touré Tel: (226) 30 62 37 E-mail : ktoure@worldbank.org Au Chad: Grace Deciat Tel: (235-52) 3247 E-mail : gdeciat@worldbank.org Au Mali: Moussa Diarra Tel: (221) 849 50 00 E-mail : mdiarra@worldbank.org Au Mauritania: Ba Abdoulaye Oumar Tel: (222) 525 10 17 E-mail : babdoulaye@worldbank.org Au Niger: Paul Dossou-Yovo Tel: (227) 73 59 29 E-mail : pdossouyovo@worldbank.org Au Senegal/Gambia: Mademba Ndiaye Tel: (221) 849 50 00 E-mail : mademba@worldbank.org DAKAR, SENEGAL, le 23 septembre 2004 - La Banque mondiale a signé mercredi à Dakar une série d’accords d’avance de crédit d’un montant total de 12,5 millions de dollars en soutien aux programmes d’urgence de lutte contre l’invasion acridienne dans sept pays sahéliens, ou l’invasion menace sérieusement les récoltes. Les pays bénéficiaires de ces avances de crédits sont le Burkina Faso (1,6 million de dollars), la Gambie (0,9 million de dollars), le Mali ( 1,9 million de dollars), la Mauritanie (2 millions de dollars), le Niger (2 millions de dollars), le Sénégal (2 millions de dollars) et le Tchad (2,1 millions de dollars). Les fonds proviennent du ‘Project Preparation Facility’ de la Banque mondiale et sont une avance de crédit de l’Association du Developpement International (IDA) pour le projet dénommé « Africa Emergency Locust Project » dont la présentation au Conseil d’administration de la Banque mondiale est prévue pour le mois de décembre prochain. Ces avances de crédit ont été préparées au cours d’une réunion de crise de trois jours et signées pour le compte des sept pays par les représentants des ministères en charge de la lutte contre les criquets dans chacun de ces pays. Appréciant ces avances de crédit, M. Mohammed Abdalah Ould Babah, Directeur du Centre\de lutte acridienne de la Mauritanie a souligné que « c’est très bien que la Banque ait accepté de nous aider dans la lutte contre les criquets pour sauver les récoltes, comme elle l’a toujours fait pour nous aider dans notre lutte pour le développement ». Abdalah Ould Babah a ajouté que « la réunion de Dakar a été très efficace puisqu’elle nous a permis en trois jours (du 20 au 22 septembre) de préparer et de signer des avances de crédits mobilisables pour faire face dès les prochaines semaines à l’urgence en cours ». Comme tous les délégués, il a brossé un sombre tableau de la situation avec de réelles menaces sur les récoltes et sur le bétail si le péril acridien n’est pas éradiqué rapidement. « Ce pré-financement des actions urgentes dans plusieurs pays appuiera non seulement la lutte contre les criquets, mais permettra également d’enrichir, grâce aux leçons apprises dans le cadre de ces opérations, le projet régional prévu pour être soumis au Conseil d’administration de la Banque mondiale en décembre prochain », a déclaré pour sa part Mark D. Tomlinson, Directeur de l’Intégration Régional pour la Région Afrique à la Banque mondiale. Les avances de crédit octroyées mercredi par la Banque ne représentent cependant qu’un premier décaissement en faveur d’un programme comprenant des activités à long terme avec au moins deux autres grandes composantes : la restauration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire ; et la mise en place d’un système national et sous-régional d’alerte précoce. Ces deux volets feront l’objet d’un accord qui sera signé d’ici la fin de l’année. Dès le lancement du « Africa Emergency Locust Project », la Banque pourra financer rétroactivement (jusqu'à 20 % du crédit total pour chaque pays) les activités entreprises -- conformément aux procédures de la Banque -- dans le cadre de la lutte contre les criquets pèlerins par les sept pays, entre la signature de l’avance de crédit (septembre 2004) et janvier 2005. Ceci est une contribution considérable aux efforts des pays infestés par les criquets pèlerins. Le programme qui s’insère intégralement dans les stratégies nationales actuellement mises en œuvre pour juguler le péril acridien sera réalisé en totale coordination avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux des pays bénéficiaires, en particulier avec l’Union européenne et l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID). La banque mondiale soutient des stratégies intégrées de contrôle des criquets pèlerins utilisant tous les moyens disponibles pour contrôler le péril acridien tout en réduisant au minimum les risques environnementaux et sanitaires liés à l'utilisation des pesticides. A cet effet, le déboursement des fonds est lié à l’existence d’un plan de gestion des pesticides conçu pour réduire au minimum les impacts potentiellement défavorables sur la santé humaine et l'environnement et pour promouvoir une gestion écologiquement intégrée. Avec les fonds de 12,6 millions de dollars immédiatement disponibles et les remboursements qui seront consécutifs à la signature de l’accord global de crédit en janvier, les sept pays sahéliens vont pouvoir acquérir sans délai les moyens additionnels nécessaires au renforcement de leur lutte contre l’invasion acridienne. Ils pourront notamment acquérir des véhicules, des avions d’épandage en location et des quantités de pesticides nécessaires au traitement de zones infestées, qui sont de plus en plus vastes et très difficiles d’accès, notamment en Mauritanie et au Tchad. En effet, selon M. Edouard Tapsoba, le Représentant de la FAO à Dakar, trois à quatre millions d’hectares sont déjà infestés dans la région ouest-africaine, dont 1,6 million d’hectares en Mauritanie. Seulement 300 mille hectares ont été jusqu’ici traités. |