Contacts Média Washington: Herbert Boh. Tel. (202) 473 3548 Email : hboh@worldbank.org Abuja: Obadiah Tohomdet Tel. (234 9) 234 5269-75 Email : otohomdet@worldbank.org Accra: Kafu Kofi Tsikata Tel. (233) 21 22 96 81 Email : ktsikata@worldbank.org Cotonou: Karim OkanlaTel. (229) 30 58 49/97/57 Email : kokanla@worldbank.org Lome: Sylvie Nenonene Tel. (228) 223 33 10 Email : snenonene@worldbank.org Washington, DC, 23 Novembre 2004— Le Conseil d’Administration de la Banque a approuvé ce jour, une garantie d’un montant total de 125 millions de dollars US pour appuyer la construction d’un gazoduc de 678 km, devant acheminer du gaz naturel du Nigéria vers trois pays de l’Afrique de l’Ouest : Bénin, Togo et Ghana. L’Agence Multilatérale de Garantie aux Investissements (MIGA*) fournit une garantie qui s’élève à 75 millions de dollars US sur une période de 20 ans, tandis que la garantie accordée par l’Association Internationale de Développement (IDA**) s’élève à 50 millions de dollars US sur une période de 22 ans. Plus spécifiquement, la MIGA va garantir 90% de l’investissement au Ghana des fonds propres du West Africa Gas Pipeline Company (WAPCo) s’élevant à 83,4 millions de dollars US. Cette garantie va couvrir les risques relatifs à une rupture de contrat pour une perte en valeur nette de 67,5 millions de dollars US après le contrat de réassurance. Le Bénin et le Togo n’ont pas demandé l’assistance de l’IDA pour l’atténuation des risques. La contribution du Groupe de la Banque Mondiale est spécialement affectée pour couvrir les obligations de paiement par le Gouvernement du Ghana. Bien que modeste par rapport au coût total du Projet (590 millions de dollars US), cette contribution est perçue par les investisseurs privés comme une condition sine qua non de leur participation au Projet, à l’instar du Pipeline Tchad-Cameroun. La compagnie WAPCo (promoteur du Projet), conduite par Chevron Texaco, a requis l’implication de la Banque, indiquant qu’elle ne mettrait pas le Projet en œuvre sans une mitigation appropriée de ce qu’elle perçoit comme risques politiques liés à la vente du gaz naturel à des sociétés d’état au Ghana, Bénin, et Togo. Le gaz qui sera acheminé du Nigéria vers les trois pays voisins sera d’abord utilisé pour générer de l’énergie ; il servira plus tard à des usages industriels et commerciaux. Selon Michel Layec, responsable du Projet à la Banque Mondiale, « Le Projet Gazoduc Afrique de l’Ouest fournira aux pays consommateurs de l’énergie à moindre frais, efficace, sans aucun dommage causé à l’environnement ; il permettra de réduire le coût de l’énergie dans ces pays et améliorera la compétitivité des biens et services ». Le Projet Gazoduc Afrique de l’Ouest est un important projet dans l’effort d’accélérer l’intégration économique en Afrique de l’Ouest. Ses sponsors espèrent qu’il contribuera à harmoniser les cadres institutionnel, juridique et réglementaire régionaux dans les pays participants. Il vient compléter le Projet dit West Africa Power Pool (WAPP) qui vise à promouvoir un commerce accru de l’électricité parmi les 15 Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et est inscrit dans le plan d’action du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD). Il aidera à remplacer les fuels hautement polluants tels que le pétrole brut, les fuels lourds et le gazole, par des gaz naturels plus propres, et rapprochera le Nigeria des objectifs que son Gouvernement s’est fixé pour éliminer le gaz en flammes à l’horizon 2008. Le Nigeria brûle actuellement 75% du gaz qu’il produit. Le projet gazoduc représente seulement une petite partie du développement total du gaz dans la région du Delta au Nigeria (entre 5 et 10% de la production totale de gaz). Au cours des 10 dernières années, le Ghana s’est battu pour satisfaire la demande en matière d’énergie électrique fiable et accessible, dont le taux de croissance annuelle se situe autour de 8%. L’Autorité du Fleuve Volta (VRA), qui produit la quasi-totalité de l’énergie électrique du Ghana, et en fournit à quelques pays voisins dans la sous-région, sera responsable du transport d’environ 90% du gaz initialement importé du Nigeria, tandis que les compagnies électriques au Bénin et au Togo auront une part de capital de 5% chacune. On s’attend à une augmentation de la demande en gaz dans les trios pays. Au Ghana, la demande pour l’énergie électrique devrait augmenter de 5% chaque année. De plus, on s’attend, à terme, à ce que les consommateurs dans les trois pays passent du fuel liquide au gaz naturel. Les 678 kilomètres de gazoduc, qui seront posés offshore, auront un diamètre de 18 à 20 pouces. La principale portion offshore du gazoduc reposera au fond de l’océan à une profondeur de 26 à 70 mètres, et à une distance située entre 15 et 20 kilomètres de la cote de chacun des 4 pays. Le projet a quatre composantes. La première est la commande du gazoduc confiée à la « West African Gas Pipeline Company » (WAPCo), une entité privée nouvellement constituée et qui devrait être la propriété (directe ou indirecte) de Chevron Nigeria Limited ((36.7%), NNPC (25%), Shell Petroleum Development Company du Nigeria Limited (18%), Volta River Authority du Ghana (16.3%), Société Béninoise de Gaz S.A. (2%) et Société Togolaise de Gaz S.A. (2%). WAPCo va construire, exercer le droit de propriété, gérer, et transporter le gaz naturel d’un terminal situe à Lagos au Nigeria, vers un autre terminal situe dans la ville ghanéenne de Takoradi. La seconde composante du projet va se focaliser sur le développement des marches de gaz à autres usages non électriques au Bénin, au Ghana et au Togo, et le financement d’autres besoins d’assistance technique, tandis que la troisième composante se concentre au soutien à apporter à la West African Gas Pipeline (WAPG) Authority, une structure nouvellement créée. Les réserves en gaz du Nigeria, estimées à environ 125 billions de mètres cubiques, sont deux fois plus élevées que ses réserves en pétrole, avec un potentiel de production de 120 années, en comparaison à 30 années seulement pour l’or noir, qui compte aujourd’hui pour 95% des recettes en devises étrangères et pour plus de 80% du Produit Intérieur Brut du pays. * La MIGA est l’organe du Groupe de la Banque Mondiale chargé de la promotion de l’investissement direct étranger dans les pays en voie de développement à travers la fourniture d’une assurance aux investisseurs privés. ** L’IDA est l’organe du Groupe de la Banque Mondiale qui apporte une assistance financière aux pays les plus pauvres (ceux ayant un revenu annuel par habitant en-dessous de 875 dollars US). Pour plus d’informations sur les activités de la Banque en Afrique, veuillez visiter: http://www.worldbank.org/afr Pour plus d’informations sur les activités de la Banque au Bénin, veuillez visiter: http://www.worldbank.org/benin Pour plus d’informations sur les activités de la Banque au Ghana, veuillez visiter: http://www.worldbank.org/ghana Pour plus d’informations sur les activités de la Banque au Nigeria, veuillez visiter: http://www.worldbank.org/nigeria Pour plus d’informations sur les activités de la Banque au Togo, veuillez visiter: http://www.worldbank.org/togo |