Click here for search results
Online Media Briefing Cntr
Embargoed news for accredited journalists only.
Login / Register

Handicap

Cette fiche thématique a été mise à jour en anglais. Elle le sera prochainement en français.
Available in: Español, العربية, English, русский, 中文
-- Liens utiles --
NU: droits et dignité des personnes handicapées
Site Web sur le handicap (a) 

APERÇU

  • Environ 10 à 12 % de la population mondiale vit avec un handicap et un ménage sur quatre compte une personne handicapée1. La plupart des personnes handicapées vivent dans des pays en développement.

  • Les trois quarts des handicaps surviennent à l’âge adulte. Le nombre de personnes handicapées risque de connaître une forte augmentation du fait du vieillissement de la population.

  • Les personnes handicapées sont souvent trop peu entendues dans l’espace public ; leurs intérêts et leurs besoins sont insuffisamment pris en compte. Stigmatisées et n’ayant pas accès à de nombreuses structures, elles sont fréquemment exclues de la vie économique et sociale, ce qui entraîne une perte ou une utilisation inefficace de capital humain ainsi qu’une moindre productivité individuelle et nationale.

  • Le handicap accroît la pauvreté et la pauvreté aggrave le handicap. Les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) ne pourront être atteints sans prendre en compte les besoins des personnes handicapées.

  • Les effets socio-économiques de la crise financière risquent d’accentuer l’exclusion des personnes handicapées, qui comptent déjà parmi les populations les plus vulnérables.

Le handicap est au cœur des activités de la Banque mondiale, il a partie liée avec l’ensemble de son travail.

Le handicap n’est pas rare, c’est même une composante assez fréquente du cycle de la vie. Les personnes handicapées incluent les personnes souffrant, depuis leur naissance ou non, de déficiences physiques, cognitives, ou sensorielles. Le handicap peut avoir pour cause : la malnutrition, le manque de soins de santé de qualité, notamment de traitements préventifs, des maladies chroniques, des maladies infectieuses (dont le VIH/SIDA), le vieillissement, des blessures, les répercussions des catastrophes naturelles, des conflits et des guerres, l’urbanisation, la pollution, la dégradation de l’environnement, des conditions de travail insalubres et la pauvreté. 

Les personnes handicapées souffrent d’un accès moindre aux opportunités économiques et sociales, et de possibilités limitées en matière d’éducation. Cette restriction de leur capacité à participer à la vie économique et sociale ne résulte pas uniquement d’un problème de santé ou de limitations fonctionnelles. Elle reflète aussi l’absence, ou l’insuffisance, de services sociaux et éducatifs adaptés ainsi que d’opportunités sur le marché du travail. Ces insuffisances, qui sont souvent un facteur d’exclusion, ont des conséquences économiques, non seulement sur les personnes handicapées, mais également sur leur famille et les personnes qui s’occupent d’elles, car celles-ci doivent souvent renoncer à exercer une activité économiquement productive pour leur dispenser les soins nécessaires. On estime qu’à l’échelle mondiale, ces facteurs se traduisent par une perte de capital humain et de PIB située entre 5 et 7 %.2

L’importance de la prise en compte du handicap dans le cadre du développement est de plus en plus reconnue au niveau mondial. La question est abordée dans les Accords d’Accra concernant l’Afrique (2008)3. La récente Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CRPD) promeut un travail intersectoriel en vue d’obtenir une intégration complète. La Convention mentionne spécifiquement le rôle du développement à cet égard, qui doit contribuer à faire valoir les droits des personnes handicapées. À ce jour, 139 pays ont signé la CRPD et 51 de ces pays l’ont ratifiée4. Ces dernières années, un nombre croissant de bailleurs bilatéraux ont d’autre part élaboré des stratégies visant à intégrer cette question dans le cadre de l’aide internationale5.

 Les répercussions du handicap à l’échelle des pays

  • Un tiers des enfants non inscrits à l’école primaire dans les pays en développement ont un handicap.6 Le handicap constitue un frein à la scolarisation plus important que le sexe ou la classe sociale.7

  • En Ouganda, les personnes handicapées ont pratiquement 40 % plus de risque d’être pauvres que le reste de la population, et les enfants issus d’une famille ayant un handicapé à charge sont moins souvent scolarisés.

  • En Roumanie, près de 30 % des salariés ayant un handicap se situent dans le cinquième de la population le plus pauvre.

  • Au Honduras, 51 % des personnes souffrant d’invalidité sont analphabètes, alors que ce pourcentage est de 19 % pour l’ensemble de la population.

  • En Inde, le taux d’emploi des personnes handicapées est inférieur de 60% à celui du reste de la population.8

  • Dans les pays de l’OCDE à la fin des années 1990, le taux d’emploi de l’ensemble des personnes handicapées étaient de 41,3% et de 24,5% pour les personnes souffrant d’un handicap grave, contre 68,1% pour les personnes non handicapées.9 

  • C’est dans les pays en développement que les  « années de vie en bonne santé perdues » (ou années de vie corrigées de l’incapacité, AVCI) suite à des accidents de la route sont les plus nombreuses (90 % du total mondial).

  • On estime que 100 millions de personnes dans le monde souffrent d’un handicap dû à la malnutrition.

Comment la Banque intègre-t-elle le handicap dans son travail de développement ? 
Pour mieux intégrer le handicap au niveau de ses projets et de ses activités de diffusion des connaissances, la Banque se concentre sur quelques aspects essentiels:

 La création de connaissances, le recueil des données et la documentation sur les bonnes pratiques. Grâce à ses travaux d’analyse, de recueil des données et à sa documentation sur les bonnes pratiques dans les domaines du handicap, de la pauvreté et des politiques, la Banque constitue une base devant servir à l’élaboration de politiques économiques et sociales. Il s’agit de politiques établies à partir de faits vérifiés, qui prennent en compte les personnes handicapées dans différents secteurs du développement comme, entre autres, la santé, l’éducation, le marché du travail, les filets sociaux de sécurité, les infrastructures ou le transport.
Apporter un soutien à Universal Design. La Banque soutient l’utilisation d’Universal Design 10 dans le cadre de ses projets. En effectuant des ajustements modestes et peu coûteux au début des phases de programmation et de mise en œuvre, on peut fortement améliorer l’accès, la facilité d’utilisation et la sécurité des infrastructures pour tous, y compris les personnes blessées, les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants, et bien sûr les personnes handicapées.

La Gestion de l’apprentissage et des connaissances. La boîte à outils et le site Internet de la Banque consacrés au handicap sont actuellement réorganisés conformément à la CRPD afin de faciliter le travail des équipes opérationnelles de la Banque ainsi que la mise en œuvre de la CRPD dans les pays clients. La Banque travaille avec d’autres agences des Nations Unies à l’élaboration d’un Système inter-agences de connaissances sur le handicap.

Les partenariats internationaux. La Banque collabore avec de nombreux donateurs bilatéraux et multilatéraux, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (sur le Rapport mondial sur le handicap et la rééducation) et le Partenariat mondial pour le handicap et le développement.

Conséquences de la crise sur le handicap et réponses politiques

Partout dans le monde, la crise financière et la récession affectent les personnes handicapées dans de nombreux aspects de leur vie, du fait notamment de leurs répercussions sur le marché du travail, les revenus et la capacité des gouvernements à fournir des services. Tout comme le reste de la population, les personnes handicapées peuvent perdre leur emploi, leurs revenus ou leurs chances d’améliorer leur situation sur le plan économique, autant d’éléments qui accentuent leur pauvreté et leur vulnérabilité. Elles peuvent aussi voir l’aide du gouvernement diminuer, avec des conséquences similaires à celles d’une perte d’emploi. La baisse des dépenses publiques est susceptible d’avoir des effets défavorables sur les secteurs de la santé et de l’éducation et les filets sociaux de sécurité, restreignant encore davantage l’accès déjà insuffisant de ces personnes aux services sociaux, notamment dans les pays en développement. Ces réductions risquent également de freiner, voire d’interrompre, les efforts déployés pour améliorer l’accès aux bâtiments publics et autres infrastructures, qui joue un rôle essentiel dans l’intégration des personnes handicapées. Ces situations peuvent avoir des conséquences à long terme, particulièrement lorsqu’elles entraînent une détérioration des compétences professionnelles.

Les réponses politiques à la crise devraient assurer un traitement équitable et l’intégration des personnes handicapées. Les contraintes budgétaires dues à la crise risquent de limiter la capacité de nombreux gouvernements à élaborer des stratégies venant en aide aux handicapés. Même s’ils ne peuvent envisager la conception de programmes spécifiques, les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour s’assurer que les personnes handicapées soient traitées de manière équitable et prises en compte dans tous les efforts réalisés pour atténuer les conséquences de la crise. Il est d’autre part important de veiller à ce que le contexte actuel n’entraîne pas une régression par rapport aux acquis institutionnels et politiques antérieurs à la crise.

Les ajustements du marché du travail liés la crise touchent les personnes handicapées et leurs familles. La crise financière mondiale a provoqué une contraction économique, accompagnée de pertes d’emplois, d’une révision des salaires à la baisse, et d’un ralentissement de la création d’emplois. Ces facteurs risquent d’aggraver les indicateurs des marchés du travail pour les personnes handicapées, surtout dans les pays en développement. D’autre part, nombre d’entre elles, notamment les personnes gravement handicapées, travaillent dans des environnements professionnels protégés, qui risquent d’être remis en cause si les ressources des gouvernements diminuent. Dans de nombreux pays en développement, la majorité des actifs travaillent à leur compte, essentiellement dans des secteurs informels ne donnant droit à aucune sécurité sociale ni allocation d’aide. Dans ce contexte de crise, de nombreux gouvernements envisagent la création de programmes de travaux publics ou visant à renforcer le marché du travail. Ces programmes devraient inclure des mesures spécifiques visant à intégrer les personnes handicapées et leurs familles. L’accent doit être mis sur l’information, car ces personnes ont trop rarement connaissance des programmes disponibles et n’y ont donc pas ou peu accès. Il est essentiel de veiller au maintien des programmes en cours efficaces permettant aux personnes handicapées de participer à la vie économique.

La diminution des ressources est susceptible d’entraîner une baisse des dépenses publiques dans le secteur de la santé et de l’éducation, avec des conséquences nettement plus importantes pour les personnes handicapées. Il est primordial que les personnes handicapées aient accès à des soins adaptés. Sans rééducation médicale, nombre d’entre elles ne seraient pas en mesure de poursuivre une activité professionnelle. Des soins médicaux inadaptés contribuent très souvent au développement de handicaps secondaires, qui limitent encore davantage les chances des personnes handicapées de s’intégrer à la vie sociale et économique. Dans de nombreux pays en développement, les dépenses publiques consacrées à la santé sont souvent peu élevées et l’accès aux soins, même de base, s’avère insuffisant. Si ces dépenses diminuent du fait de la crise, les personnes handicapées risquent de ne plus bénéficier d’aucuns soins médicaux. Il est donc primordial de veiller au maintien des dépenses consacrées aux services médicaux de base. En ce qui concerne l’éducation, les enfants handicapés sont généralement moins scolarisés en raison de la stigmatisation sociale, d’un manque de structures adaptées dans les établissements et de moyens financiers insuffisants. Là aussi, une diminution des dépenses publiques, particulièrement dans le secteur de la petite enfance et de l’éducation primaire, risquerait d’affecter considérablement les enfants handicapés, en diminuant leurs possibilités à long terme d’acquérir des compétences professionnelles et de trouver une situation satisfaisante sur le marché du travail. Dans le cadre des réponses apportées à la crise, les gouvernements doivent non seulement s’assurer que les enfants handicapés ne voient pas leur accès à l’éducation se restreindre, mais également faire en sorte que cet accès s’améliore, car celui-ci conditionne leur productivité future et les rend par la suite moins dépendants du soutien accordé par les gouvernements.

Les services sociaux fournis par les gouvernements et le soutien financier accordé aux personnes handicapées contribuent considérablement à leur capacité de gérer les difficultés économiques. Dans de nombreux pays développés, les programmes d’assistance sociale (ou transferts sociaux) contribuent pour une large part aux revenus des personnes handicapées. La crise financière pourrait avoir un impact négatif sur les ressources dont disposent les systèmes publics d’assurance sociale, entraînant la nécessité de réduire les prestations au moment justement où les demandes connaissent une rapide augmentation. Les filets sociaux de sécurité minimums destinés aux personnes handicapées sont menacés. Dans de nombreux pays en développement, la situation est très préoccupante. La détérioration ou l’inefficacité des systèmes de protection sociale, associées aux pertes d’emplois, risquent d’aggraver la pauvreté de nombreuses personnes, en particulier celles qui sont atteintes d’un handicap. Dans certains cas, cet appauvrissement peut avoir pour conséquence la malnutrition, qui, à son tour, est fortement liée à la survenue de handicaps chez les enfants.11 Il est par conséquent essentiel de s’assurer que les personnes handicapées soient prises en compte dans tous les systèmes de protection sociale destinés à aider les pauvres dans ce contexte de crise. Cela vaut entre autres pour les transferts en espèces (conditionnels ou non), les programmes d’alimentation et les travaux publics. Un effort d’information et des ajustements appropriés peuvent s’avérer nécessaires au niveau de la mise en œuvre administrative des programmes afin de permettre aux personnes handicapées de revendiquer les aides auxquelles elles ont droit.

Les personnes handicapées vivant dans des pays à faible revenu, fragiles et sortant d’un conflit, peuvent également souffrir d’une diminution de l’aide internationale. Les pays à faible revenu et fragiles, qui sortent souvent d’un conflit, sont confrontés à d’énormes difficultés économiques, qu’ils sont peu à même de résoudre étant donné la faiblesse de leurs institutions, de leurs ressources humaines et de leurs capacités budgétaires. Dans la plupart de ces pays, il n’existe pas officiellement de dispositifs de protection sociale ; les personnes handicapées doivent donc se rabattre sur des systèmes de soin informels. En dehors de l’aide de leurs familles et de leur communauté, elles sont essentiellement tributaires du soutien de donateurs, généralement fourni par des ONG internationales ou leurs partenaires locaux. La crise limite non seulement les financements que les gouvernements donateurs peuvent accorder à ces activités, mais aussi la capacité des ONG et des organisations de la société civile à mobiliser des fonds privés. Celles-ci sont contraintes à revoir à la baisse voire à suspendre leurs activités, ce qui se répercute sur les populations auxquelles elles venaient en aide.

Sur le plan de l’accessibilité, la crise présente aussi certaines opportunités. Les personnes handicapées sont fortement lésées du fait que la plupart des endroits (lieux de travail, écoles, cliniques, routes, transports et autres infrastructures et services) leur sont peu accessibles physiquement. De nombreux gouvernements prévoient d’importants investissements dans les infrastructures publiques afin de stimuler l’activité économique et d’accélérer la reprise. En s’assurant de l’application de Universal Design (UD) dans le cadre de ces programmes, il est possible d’améliorer considérablement l’accès non seulement des personnes handicapées mais aussi d’autres populations. Il est bien moins coûteux d’intégrer les principes d’UD au stade de la conception que d’apporter des modifications ultérieurement.

La Banque est en position de mener les initiatives visant à inclure les personnes handicapées dans des programmes qui atténuent les effets de la crise financière dans les pays en développement. La Banque soutient les pays touchés par la crise grâce à divers instruments. En s’assurant que les personnes handicapées sont bien prises en compte dans son travail d’analyse et opérationnel, elle peut mener l’effort international qui consiste à aider tous les individus de manière équitable dans cette période de crise. Il s’agit d’une approche qui vise à intégrer la question du handicap dans l’ensemble des activités et qui peut être intersectorielle. Par exemple, les interventions impliquant le financement d’investissements sociaux, les programmes de développement initiés par les communautés et la microfinance peuvent inclure des éléments destinés aux personnes handicapées par le biais, entre autres, d’activités génératrices de revenus, de programmes de microcrédit ou de services de réhabilitation ayant une base communautaire. Les projets de développement axés sur l’éducation et la petite enfance peuvent être adaptés afin d’être accessibles aux enfants handicapés.12 Les projets concernant les filets de sécurité peuvent comprendre des activités permettant une meilleure information et prise en compte des personnes handicapées et de leurs familles. Afin que les différents types d’environnements soient mieux adaptés à l’ensemble de la population, les projets en rapport avec les infrastructures et les transports devraient être conformes aux principes d’Universal Design. Les prêts de politique de développement qui fournissent une aide budgétaire peuvent être utilisés comme une possibilité d’améliorer les institutions et les politiques liées au handicap.

Dernière mise à jour : avril 2009



1 Mont, D. (2007) Measuring Disability Prevalence. Document de discussion No. 0706. La Banque mondiale

2 Metts, R. (2004) Document élaboré à l’occasion de la Réunion consacrée à la recherche sur les questions de handicap et de développement à la Banque mondiale.  

3 Signée à Accra au Ghana pour accélérer et renforcer la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide (2 mars 2005). http://siteresources.worldbank.org/ACCRAEXT/Resources/4700790-1217425866038/AAA-4-SEPTEMBER-FINAL-16h00.pdf

4 La liste actuelle des signataires et le nombre de ratifications est disponible sur www.un.org/disabilities/

5 Par exemple, le Fonds monétaire international (FMI), l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), AusAID, DFID, GTZ.

6 Peters, S. (2003) Education for All: Including Children with Disabilities. Notes sur l’éducation, août 2003. La Banque mondiale.

7 Filmer, D. (2008) Disability, Poverty & Schooling in Developing Countries: Results from 14 Household Surveys. WB Econ. Rev. 22:141-163.

8 La Banque mondiale. (2007) People with Disabilities in India: From Commitments to Outcomes. Unité de développement humain, région de l’Asie du Sud

9 OCDE (2003). Transforming Disability into Ability, Policies to Promote Work and Income Security for Disabled People.

10 Une approche qui consiste à concevoir des produits et des environnements aussi adaptés que possible au plus grand nombre de personnes, quel que soit leur âge, leur validité ou leur situation. (Universal Design Education Online: http://www.udeducation.org/learn/aboutud.asp)

11 UNICEF et la University of Wisconsin School of Medicine and Public Health, ibid.

12 Selon les données de l’UNICEF, une participation accrue aux programmes éducatifs dès la petite enfance a pour conséquence une probabilité moindre que l’enfant soit testé positif à l’issue du module MICS (les MICS sont un ensemble d’enquêtes réalisées par l’UNICEF) visant à détecter un handicap. (UNICEF et la University of Wisconsin School of Medicine and Public Health, ibid.)





Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/RGGI6JGR60