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Infrastructure

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Ressources sur la Infrastructure

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Données : Infrastructure
Documents : Infrastructure

Projets :
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 Infrastructure et services ruraux 
- Infrastructure pour le développement du secteur privé

Actualités :
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Transport
-Eau

APERÇU :

  • Les enjeux du rôle de l’infrastructure dans le développement durable sont d’autant plus aigus qu’ils s’inscrivent aujourd’hui dans un nouveau contexte extérieur. L’urbanisation rapide et les risques de catastrophes naturelles (notamment climatiques) suscitent en effet de nouvelles attentes quant à la quantité et au type d’infrastructures requises. Pour y répondre, il est possible de tirer parti des possibilités qu’offrent les avancées technologiques.

  • La crise économique mondiale enclenchée en 2008 a failli annihiler des années de progrès dans les pays en développement. Mais les pays à revenu faible et intermédiaire ont finalement bien résisté, ils ont réussi à préserver les investissements dans l’infrastructure et sont aujourd’hui les fers de lance de la reprise mondiale.

  • Le contexte général du financement de l’infrastructure connaît une évolution rapide. Dans bon nombre de cas, le secteur public se caractérise par des ressources budgétaires limitées (et parfois des problèmes d’inefficacité) alors même que le secteur privé rechigne à s’engager dans certains secteurs ou pays.
  • Pour de nombreux pays en développement, l’infrastructure est une priorité. La Chine y consacre 15 % de son PIB annuel : elle construit 200 000 km de routes par an et produit tous les 15 jours un gigawatt d’électricité supplémentaire. L’Inde prévoit d‘investir 9 % de son PIB dans l’infrastructure en 2011.

    Engorgement accru, aléas de l’approvisionnement, aggravation des problèmes environnementaux et baisse de la compétitivité : telles pourraient être les conséquences d’une réponse insuffisante aux besoins d’infrastructures et de l’absence d’institutions créées ad hoc.

  • En Asie de l’Est et dans le Pacifique, en Amérique latine et aux Caraïbes, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, plus de 85 % de la population sont désormais raccordés à l’eau et à l’électricité. Les progrès sont plus lents en Asie du Sud et, en particulier, en Afrique subsaharienne, où l’accès à l’électricité avoisinait toujours les 30 % en 2009 tandis que l’accès à l’eau atteignait 60 %. Moins d’un tiers des populations rurales de la région sont desservies par une route praticable par tous les temps. En termes de télécommunications, le niveau d’accès est identique en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

  • On estime qu’il faudrait dépenser chaque année quelque 1 100 milliards de dollars d’ici 2015 dans les pays en développement (soit 6,6 % du PIB de ces pays) pour satisfaire la demande de services d’infrastructure émanant des consommateurs et des producteurs. Les besoins les plus criants (12,5 % du PIB) concernent les pays à faible revenu. Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et supérieure, ces besoins s’établissent à respectivement 8,2 et 2,3 % du PIB, contre 7,6 à 11 % en Asie du Sud. Une étude diagnostique récente sur l’Afrique subsaharienne évalue le besoin annuel à 90 milliards de dollars (soit 15 % du PIB).

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Le Groupe de la Banque mondiale et l’infrastructure

  • Avec un montant record de 28,6 milliards de dollars, le Groupe de la Banque mondiale a apporté en 2010 un appui sans précédent au financement de l’infrastructure, devenant ainsi pour ce secteur la principale source extérieure de financement au titre du développement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L’infrastructure représente désormais environ 40 % de la totalité de l’aide fournie par la Banque mondiale.

  • L’appui aux services d’infrastructure couvre de nombreux secteurs : énergie, transport, approvisionnement en eau et assainissement, gestion urbaine, ressources hydriques, infrastructure environnementale, technologies de l’information et de la communication (TIC), extraction pétrolière, gazière et minière.

  • Avec son Plan d’action pour l’infrastructure durable (SIAP), adopté en 2008, le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à poursuivre l’essor de ses activités dans ce domaine, en mettant davantage l’accent sur les effets de levier, la pérennité et les risques de gouvernance dans les projets d’infrastructure. Bien que la mise en œuvre du SIAP ne soit pas encore achevée, il est possible de dégager une première série de résultats :
  • Les engagements du Groupe dans l’infrastructure dépassent de 26 milliards de dollars l’objectif fixé par le SIAP. Dans le contexte de la crise de 2008, la Banque mondiale a aidé les pays à surmonter la récession grâce aux effets contracycliques du maintien des programmes d’investissement dans l’infrastructure — par le biais du Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) — et du soutien aux initiatives privées et à la création d’emplois — à travers la Société financière internationale (IFC).

  • Le financement d’infrastructures par le truchement de l’IFC, qui a pour objectif de lever des investissements privés, est passé de 6,8 milliards de dollars avant l’adoption du SIAP (exercices 2004 à 2007) à 14 milliards de dollars pendant la période couverte par le SIAP (exercices 2008 à 2011). Cette aide a eu des effets de levier : ainsi, au cours de l’exercice 2010, outre les 3,6 milliards de dollars qu’elle avait engagés dans des projets d’infrastructure, l’IFC a pu mobiliser 1,6 milliard de financements de tierces parties pour ses clients dans ce secteur.

  • Depuis quelques années, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a étoffé sa gamme de produits et contribué au développement de l’activité. Elle a aussi permis d’accélérer les efforts pour intégrer explicitement les risques de gouvernance et un cadre de responsabilité aux projets d’infrastructure.

Orientations pour l’après-crise

Le Groupe de la Banque mondiale a engagé une mise à jour de sa stratégie en matière d’infrastructure, qui restera centrée sur les grands principes du SIAP — pérennité, gouvernance et effet de levier —, tout en procédant à des ajustements de son modèle opérationnel, avec notamment un soutien accru aux engagements de transformation, une priorité supplémentaire accordée à la levée de capitaux privés et une mobilisation accrue d’autres sources de financement (y compris des ressources allouées dans le domaine climatique).

Partenariat mondial pour l’aide basée sur les résultats

Le Partenariat mondial pour l’aide basée sur les résultats (GPOBA)est un programme multidonateurs visant à élargir l’accès des populations pauvres aux services essentiels et aux infrastructures. Plus d’un million de personnes ont bénéficié directement des projets pilotes du GPOBA dans le domaine des TIC, de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’assainissement.

Fonds de conseil en infrastructure publique-privée

Le Fonds de conseil en infrastructure publique-privée (PPIAF), créé en 1999, est un autre programme multidonateurs destiné à entraîner la participation du secteur privé dans les marchés émergents. Il apporte une assistance technique aux gouvernements pour appuyer l’instauration d’un environnement propice à l’offre de services privés.

Contacts :
Christopher Neal : (202) 473-2049,
 cneal1@worldbank.org
Roger Morier : (202) 473-5675, rmorier@worldbank.org

Dernière mise à jour : avril 2011





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