En bref Le commerce joue un rôle clé dans la lutte contre la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. L’approche du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur du commerce vise à a) promouvoir un système multilatéral d’échanges qui serve davantage le développement ; b) placer la compétitivité commerciale au cœur des stratégies nationales de développement ; et c) appuyer les réformes du commerce et de la facilitation des échanges à travers des programmes d’aide efficaces. - La Banque aide les pays en développement à se positionner de manière à bénéficier de la reprise économique mondiale.
- Au cours de l’exercice 2011, la Banque a accordé 2,6 milliards de dollars de prêts pour aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs dans le domaine du commerce. C’est pratiquement cinq fois plus qu’en 2003, où les prêts s’élevaient à 566 millions de dollars. La part de l’aide au commerce dans le portefeuille total de prêts de la Banque progresse elle aussi depuis quelques années, étant passée d’une moyenne de 2 % sur les exercices 2002 et 2003 à un taux moyen proche de 6 % pour les exercices 2009, 2010 et 2011. Sur l’exercice 2011, la Banque a prêté au total 43 milliards de dollars.
- La Banque contribue par exemple à renforcer la logistique commerciale dans les pays en développement. Le Projet de facilitation du commerce et du transport en Afrique de l’Est, d’un montant de 250 millions de dollars, a permis d’améliorer l’infrastructure du couloir de transport entre l’Ouganda et le Kenya et de moderniser le principal poste frontière entre ces deux pays — Malaba —, ramenant le temps de passage de trois jours à trois heures.
- À l’issue de consultations avec différents groupes de partenaires, le Groupe de la Banque mondiale a lancé en 2011 une nouvelle stratégie pour le commerce qui vise à faire des échanges un levier du développement et de la croissance inclusive. Cette approche sera articulée autour de quatre axes prioritaires : compétitivité et diversification commerciales ; facilitation des échanges, logistique de transport et financement du commerce ; soutien à l’accès aux marchés et coopération commerciale internationale ; et gestion des chocs et promotion d’une plus grande inclusion.
- La Banque s’attache par ailleurs à développer les connaissances sur le commerce par le biais de travaux de recherche et d’analyse, la création d’outils et la production de données, ainsi qu’à travers une assistance technique.
Le grand enjeu du commerce Les pays ouverts au commerce international connaissent généralement une croissance plus rapide et offrent davantage de débouchés à leur population. Comme l’a souligné la Commission sur la croissance et le développement, tous les pays en développement qui ont connu des périodes durables de croissance économique soutenue ont prospéré en s’ouvrant aux marchés mondiaux. Toutefois, un certain nombre de pays ont encore du mal à y accéder car ils ne disposent pas de capacités suffisantes au niveau de l’offre (infrastructures) ni d’un environnement assez favorable aux entreprises et aux investissements. Le commerce au service du développement L’objectif de la Banque mondiale est de rendre le système commercial mondial plus propice au développement et d’aider les pays à tirer parti de la mondialisation. Pour cela, elle s’attache à : - appuyer la conclusion d’accords commerciaux (multilatéraux, régionaux et bilatéraux) favorables au développement ;
- faire du commerce et de la compétitivité des éléments centraux des stratégies nationales de développement ;
- promouvoir les réformes commerciales à travers des programmes d’aide efficaces.
La crise économique mondiale et les programmes de la Banque pour la reprise des échanges - Le Groupe de la Banque mondiale a aidé les pays en développement à gérer l’impact de la crise et à se positionner de manière à bénéficier de la reprise économique mondiale. Pour l’exercice 2011, son portefeuille de prêts au commerce (hors projets d’infrastructures) s’est élevé à 2,6 milliards de dollars.
- Pendant la crise économique de 2008-09, l’institution a souligné l’importance des financements destinés au commerce. En janvier 2011, la Société financière internationale (IFC), sa branche pour le secteur privé, avait financé des transactions commerciales à hauteur de près de 22 milliards de dollars, par le biais du Programme de financement du commerce mondial et du Programme de liquidités pour le commerce mondial.
- Le Groupe de la Banque mondiale suit l’impact de l’évolution des marchés agricoles et de l’augmentation des prix alimentaires.
Appuyer les projets de facilitation du commerce - Pour l’exercice 2010, le portefeuille de la Banque dans le domaine du commerce était composé pour moitié de projets portant sur la facilitation des échanges et l’accès aux marchés ; viennent ensuite les projets d’intégration régionale, de développement des exportations et de la concurrence et de diffusion des technologies.
- Le Mécanisme pour la facilitation du commerce appuie les projets d’amélioration des systèmes de facilitation des échanges qui visent à réduire les coûts de commercialisation dans les pays en développement et à renforcer leur compétitivité. En janvier 2011, 29 projets avaient été approuvés, pour une enveloppe budgétaire globale de 20 millions de dollars. Les pays africains en seront les principaux bénéficiaires.
Améliorer l’accès aux données sur le commerce - En coopération avec d’autres partenaires internationaux pour le développement, la Banque a lancé une initiative pour la transparence dans le commerce, censée assurer un accès aisé et gratuit à des données relatives aux politiques commerciales des différents pays, comme les mesures tarifaires et non tarifaires et les réglementations concernant le secteur des services.
- À l’automne 2010, le Groupe de la Banque mondiale a remanié son logiciel d’analyse commerciale WITS (World Integrated Trade Solutions), qui donne accès à une base de données commerciales mondiale. Ce logiciel disponible en ligne facilite l’accès du public aux informations.
- La Banque a créé un site web consacré à l’intégration régionale qui permet d’accéder à une base de données mondiale sur les accords commerciaux préférentielset fournit des informations détaillées sur les accords de libre-échange dans le monde.
- Le Groupe de la Banque mondiale a appuyé le lancement d’une initiative conjointe de think tanks du monde entier baptisée Global Trade Alert et destinée à mieux suivre l’évolution des politiques commerciales. De même, elle a créé et met à jour régulièrement une base de données sur les barrières commerciales provisoires. Ces deux instruments permettent à leurs utilisateurs de surveiller le recours aux mesures commerciales adoptées par les gouvernements pendant la crise et de nature à fausser les échanges.
Quelques exemples du travail opérationnel de la Banque - La Banque mondiale est la première source multilatérale d’aide au commerce, avec 15 milliards de dollars de financements alloués par an entre l’exercice 2002 et l’exercice 2010. Cet appui concerne les politiques et les réglementations commerciales, les infrastructures économiques (ports, routes, aéroports, télécommunications et énergie), le renforcement des capacités et l’appui budgétaire pour le commerce.
- Au Lesotho par exemple, la Banque a organisé un programme de formation pour des centaines d’ouvriers d’usine — dont une majorité de femmes — dans la perspective d’améliorer la compétitivité commerciale du pays.
- En RDP lao, une étude récente financée par la Banque propose une série de mesures destinées à aider le pays à se conformer aux principales normes sanitaires et phytosanitaires de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et à modifier progressivement sa législation en vue de son adhésion à l’OMC.
Connaissances et publications sur le commerce Depuis 2002, le Groupe de la Banque mondiale a produit plus d’un millier d’analyses sur les enjeux du commerce. L’ensemble de ces publications est disponible à l’adresse suivante : http://econ.worldbank.org/programs/trade Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale dans le secteur du commerce, consultez le portail www.worldbank.org/trade Contact : Alejandra Viveros, (202) 473-4306, aviveros@worldbank.org Dernière mise à jour : juillet 2011 |