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Populations autochtones

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Ressources sur les populations autochtones
-- Liens utiles --
Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones
Projets sur les populations autochtones
Documents et rapports sur les communautés autochtones
Fiche thématique sur le changement climatique
Site web sur les populations autochtones (a)
Portail interactif sur le développement (a) 
Expert de la Banque mondiale :
Navin K. Rai (a)
 

Aperçu :

  • Les populations autochtones sont estimées à près de 300 millions de personnes dans le monde entier.

  • Les populations autochtones forment des communautés distinctes : la terre sur laquelle elles vivent et les ressources naturelles dont elles dépendent sont inextricablement liées à leur identité et leur culture.

  • Par conséquent, l’expropriation ou la restriction de l’accès aux ressources naturelles entraînent non seulement leur appauvrissement économique, mais aussi une perte de leur identité et une menace pour leur survie culturelle.

Développement durable équitable et populations autochtones à la Banque mondiale

La Banque mondiale soutient les efforts des pays emprunteurs visant à réduire la pauvreté et l’exclusion sociale au sein des populations autochtones. Depuis 1992, la Banque mondiale a financé un total de 671 projets concernant des problèmes touchant aux populations autochtones. Le portefeuille actuel contient 367 projets sous contrôle, auxquels s’ajoutent 98 projets en cours de préparation. Dans le cadre plus large de la politique opérationnelle (OP 4.10), la Banque mondiale apporte son concours aux populations autochtones dans les domaines suivants : projets dans les six régions de la Banque, Fonds pour l’environnement mondial, Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation, partenariats avec d’autres organismes et constitution d’une base de connaissances sur les questions liées aux populations autochtones.

La Banque mondiale a récemment évalué les indicateurs socio-économiques et de pauvreté des populations autochtones du monde entier. Le rapport confirme la prédominance de la pauvreté au sein des populations autochtones. Une étude régionale réalisée en Amérique latine (2006) confirme le taux plus élevé de pauvreté parmi les populations autochtones de la région. L’étude montre surtout que ces personnes bénéficient moins de la croissance économique et des efforts de réduction de la pauvreté que le reste de la population.

Populations autochtones et changement climatique

Tandis que la Banque mondiale intensifie ses efforts pour faire face au changement climatique, elle note que les populations autochtones sont extrêmement vulnérables aux conséquences de ce dernier. En effet, elles vivent souvent dans des régions sensibles sur le plan écologique (par exemple, la région arctique, les forêts tropicales, les zones côtières, les montagnes, les déserts, etc.) et dépendent de la biodiversité de leur environnement pour leur subsistance autant que pour leur survie culturelle. Les populations autochtones possèdent cependant des connaissances susceptibles de faciliter leur adaptation au changement climatique.

La Banque s’appuiera sur les connaissances de ces peuples; elle les aidera à développer des stratégies pour s’adapter plus efficacement aux nouvelles tendances et conditions environnementales et pour satisfaire leurs besoins spécifiques face au changement climatique. C’est dans cette optique que le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation (a), qui vise à empêcher la déforestation en offrant une compensation financière aux pays qui réduisent leurs émissions de dioxyde de carbone en préservant les forêts, a fait l’objet de consultations auprès des populations autochtones d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Une approche préventive

En collaborant directement avec les populations autochtones, la Banque mondiale a réalisé que pour développer l’économie de façon durable, les codes, cultures et traditions des populations autochtones doivent être respectées. Par conséquent, les efforts de réduction de la pauvreté doivent tenir compte des dimensions sociales, culturelles et environnementales du développement et non pas seulement des dimensions économiques.

La Banque mondiale a modifié sa stratégie en adoptant de plus en plus une approche préventive dans son travail avec les populations autochtones. Elle ne se contente plus de prôner le respect de ces populations, mais encourage activement la durabilité des projets en faveur de celles-ci. L’engagement de la Banque vis-à-vis des populations autochtones vient renforcer cette approche, et les mesures de développement sont axées sur les groupes vulnérables afin qu’ils puissent prendre leur avenir en main. Ces mesures préventives comprennent :

  • le renforcement et l’amélioration des structures politiques et institutionnelles affectant les populations autochtones et leurs relations avec d’autres secteurs de la société nationale;

  • le développement de l’autonomisation de ces populations, sur la base de leurs connaissances et de leur héritage culturel;

  • la mise en évidence du rôle que les populations autochtones peuvent jouer dans la gestion des écosystèmes fragiles et la conservation de la biodiversité;

  • le partage des enseignements tirés d’initiatives menées auprès des populations autochtones avec les autorités nationales et la communauté internationale des donateurs.

Politique de la Banque mondiale en faveur des populations autochtones

En 1982, la Banque mondiale est devenue la première institution financière multilatérale à instituer une politique de sauvegarde en faveur des populations autochtones. Cette politique révisée (approuvée par le comité des directeurs exécutifs de la Banque en mai 2005) reconnaît que l’identité et la culture propres à ces communautés sont inextricablement liées à la terre où elles vivent et aux ressources naturelles dont elles dépendent. Elle demande également aux gouvernements emprunteurs d’obtenir le soutien massif des communautés autochtones en organisant des consultations libres et fondées sur la communication d’informations, avant de décider la réalisation de projets qui peuvent les affecter. En vertu de cette nouvelle politique, les populations autochtones doivent bénéficier du développement commercial des ressources naturelles.

Partenariats directs avec les populations autochtones

Au cours des huit dernières années, la Banque mondiale s’est adressée directement aux dirigeants des communautés autochtones et aux organisations autochtones représentatives, prouvant par là son engagement vis-à-vis de ces populations. La Banque participe chaque année à de nombreux forums internationaux consacrés aux populations autochtones, notamment l’Instance permanente sur les questions autochtones (UNPFII), qui est un organisme des Nations Unies siégeant à New York.

En établissant des alliances plus vastes avec la communauté autochtone internationale, la Banque a également collaboré avec différentes organisations autochtones représentatives des pays en développement. En outre, dans le cadre de son initiative axée sur « l’engagement direct avec les peuples autochtones en faveur de l’exploitation forestière et de la gestion du changement climatique», la Banque a déployé des efforts concertés pour aider ces peuples à : (a) renforcer leur capacité à participer efficacement à la définition et à la mise en œuvre des opérations de la Banque relatives à l’exploitation forestière et à la gestion du changement climatique ; (b) soutenir une politique de dialogue avec les gouvernements des pays sélectionnés concernant les opérations importantes ; (c) établir un réseau avec les différents groupes de parties prenantes et (d) avoir accès à des fonds mondiaux destinés à des programmes forestiers et à des mesures visant à atténuer le changement climatique et renforcer les capacités d’adaptation..

Financement direct des organisations autochtones représentatives

Le Mécanisme d’octroi de subventions aux peuples autochtones de la Banque mondiale est un autre exemple de la nouvelle orientation stratégique de la Banque. Depuis 2003, ce mécanisme distribue des dons d’un montant modeste aux organisations ou communautés autochtones dans le monde entier pour leur permettre de financer diverses activités favorisant le développement tout en respectant leurs différences culturelles. Au cours des trois premières années d’existence du mécanisme, un total de 1 929 demandes ont été reçues, pour lesquelles 79 subventions ont été accordées dans 35 pays, représentant un montant total de 1,25 million de dollars. En 2006, le Secrétariat du Mécanisme d’octroi a été transféré au Fonds international de développement agricole (IFAD) à Rome. La Banque mondiale apporte toujours son soutien à l’IFAD pour la mise en œuvre du programme de subventions.

Contacts médias :
Robert Bisset, +1 202 458-5191, rbisset@worldbank.org
Karolina Ordon, +1 202 458-597, kordon@worldbank.org 
Roger Morier, +1 202 473-5675, rmorier@worldbank.org

Mise à jour : septembre 2009





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