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Populations autochtones

Cette fiche thématique a été mise à jour en anglais. Elle le sera prochainement en français.
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Instance Permanente sur le Questions Autochtones des Nations Unies
Projets sur les populations autochtones
Documents & rapports sur les communautés autochtones
Fiche thématique sur du changement climatique
Populations autochtones (a)
Portail interactif d’information sur le développement (a) 
Experts de la Banque mondiale:
Navin K. Rai (a)
 

APERÇU:

  • Les populations autochtones sont estimées à 300 millions de personnes environ dans le monde entier.

  • Les populations autochtones forment des communautés distinctes : la terre sur laquelle elles vivent et les ressources naturelles dont elles dépendent sont inextricablement liées à leur identité et leur culture.

  • Par conséquent, l’expropriation ou la restriction de l’accès aux ressources naturelles entraînent non seulement leur appauvrissement économique, mais aussi une perte de leur identité et une menace pour leur survie culturelle.

Développement durable équitable et populations autochtones à la Banque mondiale

La Banque mondiale soutient les efforts des pays emprunteurs visant à réduire la pauvreté et l’exclusion sociale parmi les populations autochtones. Depuis 1992, la Banque mondiale a financé un total de 636 projets concernant des problèmes touchant les populations autochtones. Le portefeuille actuel contient 339 projets sous contrôle, auxquels s’ajoutent 103 projets en cours de préparation. Dans le cadre plus large de la politique opérationnelle (OP 4.10), la Banque mondiale apporte son concours aux populations autochtones dans les domaines d’activités suivants : projets dans les six régions de la Banque, Fonds pour l’environnement mondial, Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation, partenariats avec d’autres organismes et constitution d’une base de connaissances sur les questions liées aux populations autochtones.

La Banque mondiale a entrepris d’observer les indicateurs socio-économiques et de pauvreté des populations autochtones du monde entier afin de s’en inspirer pour établir une politique de réduction de la pauvreté. Une étude régionale réalisée en Amérique latine (2006) confirme le taux plus élevé de pauvreté parmi les populations autochtones de la région. L’étude montre surtout que ces personnes bénéficient moins de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté que le reste de la population. En Bolivie, par exemple, la pauvreté a chuté de 8 points de pourcentage entre 1997 et 2002, tandis que le taux de pauvreté restait stable parmi les populations autochtones. La situation est similaire au Mexique (1992-2002) et au Guatemala (1989-2000).

Populations autochtones et changement climatique

Tandis que la Banque mondiale intensifie ses efforts et prend des mesures préventives face au changement climatique, elle note que les populations autochtones sont extrêmement vulnérables aux conséquences de ce dernier. En effet, elles vivent souvent dans des régions sensibles sur le plan écologique (p. ex. la région arctique, les forêts tropicales, les zones côtières, les montagnes, les déserts, etc.) et dépendent de la biodiversité de leur environnement pour leur subsistance autant que pour leur survie culturelle. Les populations autochtones possèdent cependant des connaissances susceptibles de faciliter leur adaptation au changement climatique. La Banque s’appuiera sur les connaissances de ces peuples ; elle les aidera à développer des stratégies pour s’adapter plus efficacement à l’évolution des tendances et conditions environnementales et pour satisfaire leurs besoins spécifiques pour s’adapter au changement climatique. C’est dans cette optique, par exemple, que le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation (a), qui vise à éviter la déforestation grâce à un système de compensation consistant à réduire les émissions de carbone dans les pays en développement, a fait l’objet de consultations auprès des populations autochtones d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

En collaborant directement avec les populations autochtones, la Banque mondiale a réalisé que, pour développer l’économie de façon durable, les normes, cultures et traditions des populations autochtones doivent être respectées. Par conséquent, les efforts de réduction de la pauvreté doivent tenir compte des dimensions sociales, culturelles et environnementales du développement et non pas seulement des dimensions économiques.

Une approche préventive

La Banque mondiale a modifié sa stratégie en adoptant de plus en plus une approche préventive dans son travail avec les populations autochtones. Elle ne se contente plus de prôner le respect de ces populations, mais encourage activement la durabilité des projets en faveur de celles-ci. L’engagement de la Banque vis-à-vis des populations autochtones vient renforcer cette approche, et les mesures de développement sont axées sur les groupes vulnérables afin qu’ils puissent prendre leur avenir en main. Ces mesures préventives comprennent :

  • le renforcement et l’amélioration des structures politiques et institutionnelles affectant les populations autochtones et leurs relations avec d’autres secteurs de la société nationale;

  • le développement de la capacité des populations autochtones à être indépendantes, sur la base de leurs connaissances et de leur héritage culturel;

  • la démonstration de l’importance du rôle que les populations autochtones peuvent jouer dans la gestion des écosystèmes fragiles et la conservation de la biodiversité; 

  • le partage des expériences vécues lors de la mise en œuvre de telles initiatives de développement en faveur des populations autochtones avec les autorités nationales et la communauté internationale des donateurs.

Politique de la Banque mondiale en faveur des populations autochtones

En 1982, la Banque mondiale est devenue la première institution financière multilatérale à instituer une politique de sauvegarde en faveur des populations autochtones. Cette politique actuelle (approuvée par le comité des directeurs exécutifs de la Banque en mai 2005) reconnaît que l’identité et la culture propres à ces communautés sont inextricablement liées à la terre où elles vivent et aux ressources naturelles dont elles dépendent. Elle demande également aux gouvernements emprunteurs d’obtenir le soutien massif des communautés autochtones à travers des consultations libres et fondées sur la communication d’informations, avant de décider la réalisation de projets qui peuvent les affecter. En vertu de cette nouvelle politique, les populations autochtones doivent bénéficier du développement commercial des ressources naturelles.

Partenariats directs avec les populations autochtones

Au cours des huit dernières années, la Banque mondiale s’est adressée directement aux dirigeants des communautés autochtones et aux organisations autochtones représentatives, prouvant par là son engagement vis-à-vis de ces populations. La Banque participe chaque année à de nombreux forums internationaux consacrés aux populations autochtones, notamment l’Instance permanente sur les questions autochtones (UNPFII), qui est un organisme des Nations Unies siégeant à New-York. En établissant des alliances plus vastes avec la communauté autochtone internationale, la Banque a également collaboré avec différentes organisations autochtones représentatives des pays en développement. En outre, dans le cadre de l’initiative intitulée « Direct Engagement with Forests People in Forest and Climate Change Operations » (« Engagement direct avec les peuplades des forêts dans des opérations forestières et de lutte contre le changement climatique »), la Banque conjugue ses efforts pour venir en aide aux populations autochtones en vue de (a) renforcer leurs capacités à participer activement à l’élaboration et la mise en œuvre d’opérations forestières et de lutte contre le changement climatique ; (b) engager un dialogue en matière de politique d’intervention avec les gouvernements de certains pays ; (c) établir un réseau avec d’autres groupes de parties prenantes ; et (d) avoir accès à des fonds mondiaux destinés à des programmes forestiers et à des mesures visant à atténuer le changement climatique et renforcer les capacités d’adaptation.

Financement direct des organisations autochtones représentatives
Le Mécanisme d’octroi de subventions aux peuples autochtones (a) de la Banque mondiale est un autre exemple de la nouvelle orientation stratégique de la Banque. Depuis 2003, ce mécanisme distribue des dons d’un montant modeste aux organisations ou communautés autochtones dans le monde entier pour leur permettre de financer diverses activités favorisant le développement tout en respectant leurs différences culturelles. Au cours des trois premières années d’existence du mécanisme, un total de 1 929 demandes a été reçu, pour lesquelles 79 subventions ont été accordées dans 35 pays, représentant un montant total de 1,25 million de dollars. En 2006, le Secrétariat du Mécanisme d’octroi a été transféré au Fonds international de développement agricole (IFAD) à Rome. La Banque mondiale continue d’apporter son soutien à l’IFAD pour la mise en œuvre du programme de subventions.

Pour en savoir plus, veuillez consulter le site:
www.worldbank.org/indigenouspeoples (a)

Contacts médias:
Robert Bisset : (202) 458-5191
Courriel : rbisset@worldbank.org

Karolina Ordon : (202) 458-5971
Courriel : kordon@worldbank.org

Roger Morier : (202) 473-5675
Courriel : rmorier@worldbank.org

Dernière mise à jour : avril 2009




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