EN BREF - Créée en 1960, l’Association internationale de développement (IDA) est le fonds de la Banque mondiale destiné aux pays les plus pauvres.
- L’IDA, qui est l’une des principales sources d’aide au monde, apporte son appui aux pays dans des secteurs tels que la santé et l’éducation, l’infrastructure et l’agriculture, ainsi que le développement économique et le renforcement institutionnel.
- Depuis sa création, l’IDA a accordé au total 222 milliards de dollars en crédits et dons (soit 350 milliards de dollars en termes réels) ; sur les deux dernières années, le montant de son aide atteint 14 milliards de dollars en moyenne annuelle, dont près de la moitie est destinée à l’Afrique.
- L’admissibilité d’un pays à bénéficier des ressources de l’IDA dépend de sa pauvreté relative, laquelle correspond à un revenu national brut (RNB) par habitant inférieur à un seuil prédéfini et actualisé chaque année (soit 1 165 dollars pour l’exercice 2011).
- Les financements de l’IDA sont accordés pour 20 % environ sous forme de dons, et pour le reste sous forme de crédits à long terme ne portant pas intérêt (ou à intérêt réduit). Les remboursements sont étalés généralement sur une période de 40 ans et prévoient un différé d’amortissement de 10 ans.
- L’IDA alloue des fonds aux pays emprunteurs en fonction de leur niveau de revenu, de la taille de leur population et des résultats obtenus dans la gestion de leur économie et des projets en cours.
- L’IDA a été la première banque multilatérale de développement à mettre en place un système rigoureux de mesure des résultats.
- Selon l’évaluation réalisée en 2010 par Publish What You Fund, l’IDA se place au premier rang des 30 principaux organismes multilatéraux et bilatéraux en ce qui concerne la transparence de l’aide.
Emprunteurs de l’IDA - 79 pays sont actuellement admis à bénéficier des ressources de l’IDA, dont 39 se trouvent en Afrique. Ces pays abritent 2,5 milliards de personnes, parmi lesquelles 1,5 milliard survivent avec 2 dollars par jour voire moins.
- L’IDA accorde aussi son aide à des pays qui sont au-dessus du plafond d’accès opérationnel à ses ressources sans être pour autant suffisamment solvables pour pouvoir emprunter à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) — c’est notamment le cas de plusieurs petites économies insulaires. Certains pays, comme l’Inde, l’Indonésie et le Pakistan, tout en étant admis à bénéficier des concours de l’IDA compte tenu de leur revenu par habitant, ont par ailleurs une signature d’une qualité suffisante pour pouvoir aussi emprunter à la BIRD. Ces pays sont appelés pays « mixtes ».
Programmes de l’IDA - Au cours de l’exercice 2010 (clos en juin 2010), les engagements de l’IDA ont atteint près de 15 milliards de dollars. Ce montant record a servi à financer des programmes dans les domaines de la santé, l’éducation et l’agriculture, ainsi que la construction d’infrastructures dans les secteurs des transports, de l’énergie, de l’eau et des technologies de l’information et des communications.
- L’IDA conduit des travaux d’analyse afin d’enrichir la base de connaissances qui permet de concevoir des politiques adaptées de réduction de la pauvreté.
Elle conseille les gouvernements sur les moyens à mettre en œuvre pour diversifier la croissance économique et protéger les pauvres des chocs économiques.
- L’IDA coordonne l'aide des donateurs pour alléger le fardeau des pays pauvres qui ne sont pas en mesure de gérer leur service de la dette. Elle a mis au point une formule d’allocation de dons aux pays menacés de surendettement conçue pour aider ces derniers à maintenir un degré d’endettement tolérable.
- L'IDA accorde 51,4 milliards de dollars au titre de l’allègement de la dette en faveur des pays pauvres, dont 15,9 milliards de dollars dans le cadre de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) et 35,5 milliards de dollars en vertu de l'Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM).
Financement de l’IDA - Tandis que la BIRD lève la plupart de ses fonds sur les marchés financiers internationaux, l'IDA est principalement financée par les contributions des gouvernements de ses pays membres, qui comprennent en particulier d’anciens emprunteurs de l'IDA et des pays à revenu intermédiaire comme la Chine, l'Égypte, les Philippines, la République de Corée et la Turquie.
- Ses ressources proviennent également des transferts des autres institutions du Groupe de la Banque mondiale à son profit et des remboursements de ses crédits en cours — constitués notamment des remboursements par anticipation ou accélérés effectués par les pays ayant dépassé le plafond d’accès aux ressources de l’IDA.
Reconstitutions des ressources de l’IDA - Le processus de reconstitution consiste à examiner périodiquement l'adéquation des ressources de l'IDA et à autoriser des souscriptions additionnelles. Les souscriptions et contributions des donateurs fournissent la majeure partie des ressources totales disponibles de l'IDA.
- Les ressources de l’IDA sont reconstituées tous les trois ans. À cette occasion, représentants des donateurs et des pays emprunteurs et direction de la Banque mondiale se réunissent plusieurs fois par an afin de discuter des stratégies de l’IDA et de ses besoins financiers.
Seizième reconstitution des ressources de l'IDA (IDA-16) - La Seizième reconstitution des ressources de l'IDA s’est achevée en décembre 2010. Aux côtés du Groupe de la Banque mondiale et des pays emprunteurs, 52 donateurs au total (établis mais aussi nouveaux) ont fait des promesses de contributions se chiffrant à un montant record de 49,3 milliards de dollars.
- Cette augmentation des ressources de l’IDA, qui couvre la période comprise entre juillet 2011 et juin 2014, est cruciale pour les pays pauvres puisqu’elle représente le dernier cycle complet du processus de reconstitution avant 2015, date visée pour la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire.
- Les discussions consacrées à IDA-16 ont porté sur le thème central des résultats du développement et mis l’accent en particulier sur les questions suivantes : riposte aux crises, États fragiles ou touchés par un conflit, genre et parité hommes-femmes, et changement climatique.
- IDA-16 a vu l’instauration d’un mécanisme dédié de riposte aux crises conçu pour renforcer la capacité de l’IDA à intervenir auprès des pays en cas de chocs économiques exogènes ou de catastrophes naturelles.
IDA-16 et résultats Grâce au montant de l’enveloppe d’IDA-16, l’IDA pourra aider les pays à accomplir les résultats suivants : - Vacciner plus de 200 millions d’enfants
- Élargir l’accès aux services de santé à plus de 30 millions de personnes, et notamment à 2 millions de femmes enceintes
- Construire ou remettre en état plus de 80 000 km de routes
- Étendre à 80 millions de personnes l’accès à des sources d’eau améliorées
- Former et recruter plus de 2 millions d’enseignants
Contact : Angela Furtado, (202) 473-1909, afurtado@worldbank.org Dernière mise à jour : mars 2011 |