| APERÇU: • La Banque mondiale s’est engagée à soutenir pleinement et à long terme la lutte contre le VIH/SIDA menée par les pays. Les objectifs visés concernent notamment la prévention efficace de nouvelles infections, la prise en charge et le traitement des personnes infectées et l’atténuation des effets socio-économiques dévastateurs de la pandémie sur les familles et populations touchées.
• La Banque prend également activement part aux efforts constants d’harmonisation et de coordination réalisés par un large groupe de partenaires du développement pour mieux aligner leur soutien à la lutte contre le VIH/SIDA sur les programmes nationaux, assurer une plus grande efficacité, obtenir de meilleurs résultats et progresser vers un accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins, conformément aux « trois principes en action » : une autorité nationale unique de coordination pour le VIH/SIDA, un plan stratégique national unique et un système national unique de contrôle et d’évaluation.
• Au cours des six dernières années, la Banque a engagé environ 2 milliards de dollars sous forme de dons, de prêts et de crédits en faveur de programmes de lutte contre le VIH/SIDA. Le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA (PPS) pour l’Afrique a octroyé 1,6 milliard de dollars en faveur de 35 pays, et notamment de cinq initiatives infrarégionales (impliquant plusieurs pays). Depuis 1988, le financement total de la lutte contre le VIH/SIDA par la Banque mondiale s’élève à près de 3,9 milliards de dollars. Vue d’ensemble Le SIDA annule rapidement les progrès accomplis en matière de développement depuis des décennies, au prix de durs efforts, par de nombreux pays. Ainsi, la prévention, la prise en charge et le traitement de la maladie doivent être au cœur des programmes de développement. D’après les données les plus récentes, le nombre de personnes atteintes du VIH continue à augmenter, s’élevant en 2007, à 33,2 millions de personnes, la plupart d’entre elles vivant dans des pays en développement. L’ONUSIDA (le programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA) estime que chaque jour, plus de 6 800 personnes sont infectées par le VIH, et que 5 700 meurent du SIDA par manque d’accès aux traitements salutaires. Environ 40 % des nouveaux cas d’infection chez l’adulte concernent des jeunes gens, âgés de 15 à 24 ans. Dans certaines régions, les personnes nouvellement infectées et celles vivant avec le VIH sont en majorité des femmes. Cette féminisation souligne l’importance d’un meilleur accès aux services de santé génésique. Le SIDA demeure incontestablement l’un des principaux défis en matière de développement. Toutefois, certains progrès encourageants semblent se profiler : le nombre total de nouveaux cas d’infection par le VIH et de décès attribuables au SIDA est en baisse depuis plusieurs années ; les conditions de santé des personnes infectées se sont améliorées et leur espérance de vie a augmenté grâce à un meilleur accès au traitement ; la prévalence mondiale du VIH (pourcentage de personnes infectées par le virus) s’est stabilisée ; le taux national de prévalence du VIH a diminué au Cambodge, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Myanmar, en Thaïlande et au Zimbabwe, et ce taux est également en baisse dans certaines régions au sein d’un nombre croissant de pays. En revanche, l’Afrique subsaharienne continue d’être la région la plus touchée de la planète, concentrant 68 % de l’ensemble des nouveaux cas d’infection. Les taux de prévalence du VIH sont particulièrement élevés dans les pays du Sud de l’Afrique, où le SIDA reste la principale cause de décès. Ainsi, la pandémie semble se caractériser par les deux tendances suivantes : des épidémies généralisées qui persistent dans l’ensemble de la population de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, particulièrement au Sud du continent et, dans le reste du monde, des épidémies affectant principalement les populations les plus exposées, telles que les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les utilisateurs de drogues injectables et les travailleurs du sexe et leurs partenaires sexuels. L’accès aux traitements antirétroviraux s’est considérablement amélioré. Aujourd’hui, on estime que 3 millions de personnes peuvent bénéficier de cette thérapie, soit 30 % des malades qui en ont besoin. Le nombre de bénéficiaires a augmenté de 50 % au cours de la seule année 2007 et a été multiplié par dix lors des six dernières années. Mais les différences de couverture médicale entre les pays sont énormes (de moins de 5 % à plus de 90 %). Il est donc nécessaire d’accroître l’échelle et d’étendre la portée des programmes de lutte contre le VIH de toute urgence afin d’assurer un accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins pour tous ceux qui en ont besoin, un objectif partagé par tous. L’aide de la Banque mondiale La Banque mondiale est l’une des trois principales sources de financement des programmes de lutte contre le VIH. Au cours des six dernières années (exercices budgétaires 2003 à 2008), elle a engagé environ 2 milliards de dollars sous forme de dons, de prêts et de crédits en faveur de programmes nationaux et régionaux. Pour les pays les plus pauvres et les plus endettés, le soutien aux stratégies de lutte contre le VIH/SIDA apporté par l’IDA (l’Association internationale de développement, la filiale de la Banque consentant des prêts sans intérêts) peut être intégralement constitué de subventions. Outre les vastes programmes plurinationaux de lutte contre le SIDA déployés en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie centrale, des projets spécifiquement consacrés au SIDA sont également mis sur pied dans chaque région. De plus, de nombreux projets dans le secteur de la santé portent intégralement ou partiellement sur la lutte contre le VIH/SIDA, et les financements qui y sont consacrés se retrouvent également dans beaucoup de programmes liés à l’enseignement, aux transports, aux infrastructures, à l’aménagement urbain et à l’assainissement des eaux. La Banque soutient les efforts entrepris au niveau national, régional et international pour prévenir les nouvelles infections virales, assurer la prise en charge et le traitement des personnes infectées ou touchées par le VIH et atténuer les effets du SIDA sur les familles, les populations et les pays. La Banque œuvre aux côtés de ses partenaires et des principales parties prenantes en vue d’assurer un accès universel aux services complets de prévention, de prise en charge et de traitement, notamment en augmentant l’accès aux traitements antirétroviraux (TAR), thérapie dont les séropositifs ont besoin pour survivre, mener une vie saine et productive et élever leurs enfants. Afin de contribuer à l’amélioration des résultats obtenus par les pays dans la lutte contre la pandémie, la Banque fournit, en collaboration étroite avec ses partenaires, des analyses stratégiques, des services visant à renforcer les moyens déployés au niveau national, un soutien au développement de systèmes effectifs de contrôle et de gestion des réponses nationales, ainsi que des conseils politiques et autres savoir-faire techniques au niveau des pays. La Banque, le Fonds mondial et le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR) progressent dans leur collaboration afin d’améliorer la coordination et l’harmonisation de leur soutien, en élaborant conjointement des missions, des calendriers d’activités et des évaluations de programmes. Cela implique que les pays puissent utiliser les mêmes processus et mécanismes indépendamment de la source de financement et, pour certains pays, de la mise en commun des ressources. Régions prioritaires Afrique subsaharienne Le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA (PPS) pour l’Afrique constitue un engagement à long terme pour soutenir les programmes de lutte contre le VIH/SIDA dans le plus grand nombre de pays possible. Il vise à renforcer et multiplier les programmes de prévention, de prise en charge et de traitement, ainsi qu’à limiter les effets de l’épidémie dans tous les secteurs. À ce jour, le PPS pour l’Afrique a engagé environ 1,6 milliard de dollars pour intensifier les efforts de lutte contre le VIH/SIDA dans 35 pays, notamment en faveur de cinq initiatives infrarégionales (plurinationales), à savoir : le Projet du corridor routier Abidjan-Lagos ; l’Initiative de la région des Grands Lacs ; un réseau régional de renforcement des capacités de lutte contre le VIH/SIDA ; un Projet d’accélération du traitement (TAP) dans trois pays, permettant d’expérimenter différentes méthodes d’intensification du traitement et de la prise en charge ; un projet visant à combattre le VIH auprès de groupes de populations très vulnérables, mis sur pied dans la Corne de l’Afrique, au sein des pays membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) : Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan et l’Ouganda. La Banque a approuvé des projets « répliques » du PPS au Bénin, au Burkina Faso, au Burundi, en Érythrée, en Éthiopie, au Ghana, au Kenya et à Madagascar, ainsi que l’allocation de fonds supplémentaires pour le Cap-Vert, le Rwanda et le Nigéria. Un don au titre du fonds fiduciaire multi-donateurs a été accordé en faveur du programme de lutte contre le VIH/SIDA au Soudan (16 millions de dollars) et du premier programme du genre financé par la Banque au Botswana (50 millions de dollars). Des projets répliques sont également en cours de préparation au Tchad (allocation de fonds supplémentaires), au Lesotho, au Malawi et au Nigéria, et des projets relatifs au VIH/SIDA vont être lancés pour la première fois par la Banque au Swaziland et au Togo. Le PPS a connu une progression constante, avec plus d’un milliard de dollars décaissé à ce jour. La mobilisation de la société civile s’avère particulièrement encourageante : le PPS a financé près de 60 000 sous-projets réalisés par des ONG et des organisations confessionnelles et communautaires, nombre d’entre elles intervenant au niveau local. La Banque fournit également une assistance technique et un soutien à la mise en œuvre, y compris aux pays africains éligibles aux financements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), mais qui ne sont pas admis à recevoir des fonds du PPS (la plupart d’entre eux bénéficiant de dons substantiels du Fonds mondial). Un don du fonds multi-donateurs soutient également le vaste programme de renforcement des capacités entrepris par la Communauté de développement de l’Afrique australe. Europe de l’Est et Asie centrale Conformément à la Stratégie de soutien régional 2003, la Banque mondiale a fourni des conseils et des services analytiques, ainsi que des prêts et des dons visant à renforcer les efforts de lutte contre le VIH/SIDA dans cette région. La Banque a réalisé des études infrarégionales en Europe du Sud-Est (notamment en Bulgarie, en Croatie et en Roumanie), en Asie centrale, en Pologne et dans les États baltes, ainsi qu’une évaluation des systèmes de surveillance nationale et des interventions liées au VIH/SIDA en milieu carcéral dans la région. En Asie centrale, une évaluation de la sûreté des banques de sang a été effectuée, en collaboration avec l’institut épidémiologique américain Center for Disease Control and Prevention (CDC). Parmi les études portant sur un pays en particulier, on peut citer notamment la monographie sur le VIH/SIDA en Géorgie, l’analyse des répercussions économiques du SIDA en Russie et en Ukraine, l’étude (conjointe) sur les brevets concernant les médicaments contre le SIDA et les systèmes d’enregistrement en Russie, l’évaluation des retombées de la première campagne russe de sensibilisation publique, l’évaluation des meilleures pratiques utilisées dans les programmes d’atténuation des effets néfastes du VIH au sein de la Fédération de Russie, des analyses cartographiques et des enquêtes sur les CAP (connaissances, attitudes et pratiques) en Ouzbékistan, en République kirghize et au Tadjikistan, une étude sur les liens entre la propagation du VIH et les voies de transport en Géorgie. La Banque a également contribué au recensement des cas de VIH/SIDA dans la Fédération de Russie. Concernant les travaux en cours, la Banque mène actuellement une évaluation comparative des mesures prises contre la pandémie dans les pays d’Europe et d’Asie centrale. Le soutien financier alloué à la région comprend : un prêt de 60 millions de dollars pour le contrôle de la tuberculose et du SIDA en Ukraine ; l’octroi de 150 millions de dollars en faveur d’un projet visant à renforcer les efforts de lutte contre la tuberculose et le VIH dans la Fédération de Russie ; un don de 5,5 millions de dollars au titre de l’IDA pour le projet de lutte contre le SIDA en Moldavie ; une subvention de 25 millions de dollars en faveur d’un programme régional en Asie centrale, destiné à atténuer les répercussions du VIH sur l’économie et la population du Kazakhstan, de la République kirghize, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. Par ailleurs, la Banque mondiale a coparrainé le Sommet des affaires sur le VIH/SIDA en Russie, ainsi que la première et la deuxième Conférences d’Europe de l’Est et d’Asie centrale sur le VIH/SIDA à Moscou en 2006 et en 2008 (avec d’autres partenaires internationaux). L’institution a également apporté son soutien aux sondages d’opinion sur le VIH/SIDA ayant servi à orienter l’élaboration de politiques et de programmes en Albanie et en République kirghize. Le Projet de lutte contre le SIDA en Asie centrale soutient l’extension de la surveillance électronique par système sentinelle au Kazakhstan, en République kirghize, au Tadjikistan et en Ouzbékistan, en partenariat avec le CDC. Au sein de 13 sites-pilotes, six groupes de surveillance du VIH/SIDA (utilisateurs de drogue par injection, travailleurs du sexe, hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, personnes atteintes de maladies sexuellement transmissibles, prisonniers, femmes enceintes) font l’objet d’une procédure de suivi du VIH, de l’hépatite C et de la syphilis. Leurs comportements sexuels, leurs pratiques d’injection, leurs connaissances des risques, l’accès aux programmes de prévention dont ils bénéficient et l’assistance médicale qu’ils recherchent en cas de symptômes de MST font également l’objet d’évaluations. Asie de l’Est et Pacifique Dans cette région, la lutte contre le VIH/SIDA fait souvent partie intégrante des réformes générales de santé. Par exemple, les centres de transfusion sanguine au Viet Nam bénéficient du soutien financier de la Banque (38,2 millions de dollars). Le Projet de lutte contre la tuberculose en Chine, doté de 104 millions de dollars, comporte plusieurs sous-projets liés au VIH/SIDA. Le projet chinois Health IX (60 millions de dollars) comprenait également des activités de lutte contre le VIH/SIDA et les MST, ainsi que des initiatives favorisant une amélioration de la surveillance du VIH/SIDA/MST et une amélioration des services de transfusion sanguine. Par ailleurs, le secteur des transports a adopté une stratégie visant à incorporer des activités éducatives sur le VIH/SIDA à l’ensemble des projets financés par la Banque comportant des initiatives dans le domaine du génie civil. Au Viet Nam, sur les 35 millions de dollars de subvention accordés à la lutte contre le VIH/SIDA, plus de 60 % sont affectés directement à 20 provinces ou villes afin de concevoir et mettre en œuvre des programmes d’action conformes à la Stratégie nationale de prévention contre le VIH/SIDA. Les conseils politiques et le travail analytique représentent un soutien de poids pour cette région. Par exemple, l’analyse des bénéfices, des coûts et des conséquences probables de la décision du gouvernement thaïlandais d’étendre la délivrance publique des traitements antirétroviraux a permis de guider les décisions politiques et les orientations des programmes pour optimiser les bienfaits du traitement, promouvoir la prévention et assurer la viabilité financière du programme. De récents travaux d’analyse portant sur des points essentiels de la politique de lutte contre le VIH sont en train de porter leurs fruits en Chine, en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En Chine, la Banque collabore avec des experts et des partenaires locaux à la réalisation d’analyses et de travaux de conseils sur l’économie du VIH/SIDA, en se concentrant sur le renforcement des capacités en matière d’analyse, de contrôle et d’évaluation, et de gestion des ressources au niveau provincial, dans deux provinces à forte prévalence. De la même manière, plusieurs travaux analytiques interdépendants ont permis d’améliorer la compréhension de l’épidémie de VIH en Indonésie et de mieux définir les priorités d’intervention, notamment par le biais d’études portant sur : (i) la prévalence du VIH/SIDA, et des évaluations bio-comportementales dans la province de Papua ; (ii) le rapport coût-efficacité des politiques et programmes de protection des utilisateurs de drogues injectables ; (iii) la compréhension de l’hétérogénéité de l’épidémie de VIH dans le pays. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, une analyse portant sur la situation du VIH/SIDA et d’autres questions liées au développement humain, menée en 2006 avec le gouvernement et les partenaires donateurs, proposait notamment des options stratégiques de lutte contre le VIH. Asie du Sud En Asie du Sud, la Banque mondiale intervient par l’intermédiaire d’une équipe et d’un plan d’action régionaux et plurisectoriels, qui permettent d’intégrer pleinement la lutte contre le VIH dans des secteurs-clés tels que le transport et d’autres infrastructures, l’éducation et le secteur privé. En adoptant une approche spécifique pour chaque pays, la Banque renforce les initiatives politiques menées dans la région ainsi que les activités de prêts, d’analyses et de conseils. Ce soutien a permis de mobiliser les pays afin d’améliorer et d’accélérer la lutte contre le VIH/SIDA. Des résultats encourageants ont notamment été obtenus en Inde concernant le nombre de contaminations par le VIH. Afin d’intensifier les programmes nationaux en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Bhoutan, au Sri Lanka et en Afghanistan, l’institution a engagé un montant total d’environ 661 millions de dollars, sous forme de crédits et de dons de l’IDA. Les projets financés par la Banque ont pour principales activités : la surveillance, le contrôle et l’évaluation, la réalisation d’interventions ciblées auprès des populations les plus exposées, l’hémovigilance, des efforts de réduction de la stigmatisation et le renforcement des institutions publiques et privées, afin de favoriser une riposte multisectorielle. En Inde, la Banque encourage également l’intégration fonctionnelle des services relatifs au VIH et à la santé génésique avec des programmes de lutte contre la tuberculose et d’autres programmes consacrés à des pathologies connexes, par le biais du soutien régional apporté au programme national et de la plupart des activités mises en œuvre à différents niveaux. Par ailleurs, la Banque travaille en étroite collaboration avec le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (GFATM) sur plusieurs opérations nationales : en Afghanistan, le financement du plan opérationnel du programme national de lutte contre le SIDA est assuré par la Banque et le GFATM ; au Népal, la Banque complète le financement accordé à certaines activités par le GFATM ; en Inde, il existe un vaste programme national dont les partenaires peuvent choisir de financer différentes composantes. La stigmatisation et la discrimination nuisent aux efforts de prévention contre le VIH réalisés dans la région. La Banque mondiale a mis en place une importante initiative régionale, le concours intitulé « Development Marketplace » (DM), afin de découvrir, d’encourager et de promouvoir des approches innovantes permettant de faire reculer la stigmatisation et la discrimination dans l’ensemble de la région. Sur près de 1 000 propositions reçues, 26 ont été sélectionnées pour financement. Leur mise en œuvre est en cours (citons, par exemple, la récente mise en place d’une formation sur la conception et l’utilisation de messages efficaces d’information, d’éducation et de communication), et les progrès réalisés font l’objet d’un suivi. Le concours se terminera par une discussion et une analyse des résultats obtenus et des enseignements tirés. Les priorités de lutte contre le VIH/SIDA dans cette région sont : le suivi de la mise en œuvre des projets du concours DM et le transfert des connaissances entre les pays du Sud ; la réalisation de travaux analytiques sur le SIDA en tant que problème de développement en Asie du Sud ; l’évaluation des répercussions de l’épidémie en Inde, en collaboration avec l’Organisation nationale indienne de contrôle du SIDA. Amérique latine et Caraïbes La Banque mondiale apporte son soutien aux réponses régionales et nationales mises en œuvre en Amérique latine et dans les Caraïbes pour contrer une épidémie qui prend de multiples formes. Des prêts d’un montant total de 425 millions de dollars pour le Brésil et de 235 millions de dollars pour l’Argentine ont servi à financer des programmes nationaux de lutte contre le VIH. Des projets dans le secteur de la santé au Mexique (350 millions de dollars), au Venezuela (30 millions de dollars), au Honduras (27 millions de dollars) et à El Salvador (142,6 millions de dollars) sont en partie consacrés aux efforts de lutte contre le VIH. Des programmes de lutte contre l’épidémie ont été mis sur pied en Amérique centrale, et 12 projets ont également vu le jour dans neuf pays des Caraïbes et du partenariat régional pan-caribéen contre le VIH/SIDA dans la communauté des Caraïbes (CARICOM). Un nouveau projet doté de 35 millions de dollars a été approuvé en août 2008 pour la Barbade. Le portefeuille des activités en cours comporte actuellement 10 projets, pour un montant total de 115,5 millions de dollars. Les travaux analytiques effectués avec le concours de la Banque mondiale ont aidé le Mexique, le Panama, le Honduras et l’Argentine à évaluer les stratégies de prévention les plus rentables et les communications sur les changements comportementaux. Ils leur ont également permis d’étudier les possibilités d’intensifier les moyens déployés contre le VIH dans les pays andins, et de renforcer la réponse mise en œuvre dans le secteur des transports. Une étude menée conjointement par plusieurs organisations (à savoir le ministère britannique du Développement international (DFID), le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé pour la région panaméricaine (PAHO/OMS), le GFATM, le secrétariat de l’ONUSIDA et la Banque mondiale) évalue les réponses au VIH/SIDA apportées au niveau national, régional et international dans les Caraïbes, région qui présente le taux de prévalence du VIH le plus élevé au monde après l’Afrique subsaharienne. Une analyse des réformes juridiques nécessaires à la protection des enfants touchés par le SIDA en Grenade, à Sainte-Lucie, en Guyane et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines a permis d’identifier les réformes pouvant être rapidement mises en œuvre par les gouvernements. La Banque a également aidé la Guyane à examiner l’ensemble de ses dispositions juridiques relatives au secteur sanitaire, et à ébaucher une nouvelle loi sur la prévention et le contrôle du VIH/SIDA. Des études réalisées en Amérique centrale dressent le tableau général de l’épidémie et des réponses nationales au VIH/SIDA, fournissant ainsi des références et une base au dialogue politique sur les défis, les succès et les réponses programmatiques adéquates. En 2007, la Banque a soutenu le Honduras dans le développement d’une importante stratégie de lutte contre le VIH/SIDA au niveau national. Cette stratégie tient pleinement compte des données relatives aux schémas de transmission du virus, et vise clairement à réduire le nombre de nouvelles infections et à mettre en place un suivi des progrès réalisés. Par ailleurs, un processus participatif incluant plusieurs pays a permis d’acquérir une expérience dans les domaines stratégiques de la planification, de l’évaluation des coûts, de l’analyse des dépenses et du suivi des résultats. La Banque fournit également un soutien technique par le bais de la Stratégie et du Plan d’action contre le SIDA (ASAP), un service de la Banque créé à l’initiative de l’ONUSIDA, afin de renforcer les programmes stratégiques mis en place à la Barbade, en Jamaïque, en Guyane et au sein des pays-membres de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale, notamment Saint-Kitts-et-Nevis. Moyen-Orient et Afrique du Nord À partir d’un rapport détaillé de la situation du VIH dans la région, la Banque mondiale a élaboré une stratégie régionale et des dossiers de synthèse par pays. La Banque a financé un projet de contrôle du SIDA à Djibouti (au moyen d’une subvention de l’IDA de 12 millions de dollars), aidé à consolider les capacités de surveillance de l’épidémie et le système national de suivi et d’évaluation du Liban (grâce à un don de 350 000 dollars), et apporté son soutien au Royaume d’Arabie saoudite en renforçant le programme national de lutte contre le SIDA. Au niveau régional, le Maroc, le Liban, l’Algérie et la Tunisie bénéficient d’une aide qui s’inscrit dans le cadre d’une proposition commune de la Banque et de l’ONUSIDA auprès de l’ASAP, visant à renforcer les stratégies et les actions nationales de lutte contre le SIDA dans cette région. En collaboration avec l’ONUSIDA et le bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale (EMRO/OMS), la Banque élabore actuellement un rapport de synthèse régional dans lequel sont mis à jour les analyses d’informations et de données concernant l’épidémiologie et le potentiel d’épidémie parmi les groupes vulnérables et l’ensemble de la population de la région. Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (GFATM) Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (GFATM) est un partenariat indépendant entre des entreprises des secteurs privé et public. Son objectif est d’accroître les ressources mondiales pour combattre ces maladies mortelles qui, chaque année, font près de six millions de victimes dans le monde. La Banque mondiale a participé activement à la création du Fonds mondial. Elle siège désormais à son conseil d’administration et collabore à ses côtés afin d’assurer aux pays une réponse efficace et pragmatique au SIDA, à la tuberculose et au paludisme. Recherche et développement pour un vaccin contre le VIH/SIDA La Banque mondiale participe aux efforts de développement de partenariats entre les organismes des secteurs public et privé, afin de trouver un vaccin contre le SIDA pouvant être utilisé dans les pays en développement, où l’épidémie sévit le plus durement. La Banque compte parmi les membres fondateurs de l'International AIDS Vaccine Initiative (l’initiative internationale pour un vaccin contre le Sida, ou IAVI), une association à but non lucratif qui travaille avec des scientifiques universitaires, des sociétés pharmaceutiques et de biotechnologie et des pays en développement pour tester de futurs vaccins. L’autorité de l’IAVI en matière d’analyse des politiques publiques et de sensibilisation a permis d’étendre ce domaine, en encourageant les gouvernements nationaux à accorder davantage de ressources en faveur de la recherche de vaccins contre le SIDA, et en mobilisant la participation de plusieurs développeurs de vaccins issus du secteur privé. Par l’intermédiaire de son mécanisme d’octroi de dons pour le développement, la Banque mondiale a contribué à hauteur de 8,86 millions d’euros à cette initiative. --- Pour en savoir plus sur : Contact: Phil Hay: +1 202 473-1796 Phay@worldbank.org Mise à jour : septembre 2008
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