Click here for search results
Online Media Briefing Cntr
Embargoed news for accredited journalists only.
Login / Register

Il y a du changement dans l'air, disent les Tchadiens

Available in: English, العربية
September 26, 2004 -- Dans le but de s'assurer que le développement profite à toutes les populations des régions productrices de pétrole au Tchad, la Banque mondiale a mis en place le Fonds d'actions concertées d'initiative locales (FACIL), qui finance les projets identifiés par les collectivités locales. Le FACIL s'inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités de gestion du secteur pétrolier (a).

Ce fonds a permis de construire des écoles, des infrastructures hydrauliques et des routes. Il octroie des micro-crédits et offre diverses formations afin d'aider les populations à devenir plus productives, plus susceptibles de prendre en main leur propre développement, et mieux informées.

Voici quelques exemples d'initiatives financées par le FACIL :Building schools in communities lacking adequate infrastructure

  • La construction d'écoles dans les communautés privées d'infrastructures adéquates
  • La construction de ponts pour relier des villages isolés aux marchés, aux établissements de santé et à d'autres voies de transport
  • La construction d'un système d'approvisionnement en eau à Bébédjia pour fournir de l'eau potable aux populations qui ont longtemps souffert de maladies d'origine hydrique.
Photo: Electrical work
Les nouveaux groupes électrogènes, acquis grâce aux fonds du FACIL, ont permis à cette région de bénéficier de l'électricité.

Les habitants commencent à recueillir les fruits des projets financés par le FACIL, et soulignent que ces initiatives ont déjà amélioré leurs conditions de vie.

Aux environs des champs pétrolifères de Doha, à Miandoum dans le sud de Bébédjia, Alexis M, un lycéen se promenant dans la cour de son établissement, se dit satisfait de sa nouvelle école qui a bénéficié des ressources du FACIL dans la construction de deux nouvelles classes.

« Nous parlons beaucoup du projet pétrolier, mais pour nous, être protégés du vent et de la pluie durant nos cours est ce qui importe le plus. Avant, nous étions dans des salles de classe en banco et, à la fin de la saison des pluies, il fallait tout reconstruire », dit-il en désignant un hangar délabré en banco, son ancienne salle de classe. « Nous avons désormais des classes construites avec du ciment ».

Photo: New medical center
Le nouveau centre sanitaire de la région, qui a allégé le travail de l'hôpital.
Grâce au FACIL, des hommes et des femmes bénéficient de micro-crédits pour entreprendre une activité commerciale et ainsi accroître leurs revenus. « J'ai reçu un prêt du FACIL pour démarrer une affaire, et disposer en même temps d'un excédent de blé », déclare Deuroh E, un paysan de la localité. "Avec les profits générés par mon affaire, j'ai pu prendre soin de ma famille", ajoute-t-il. En ce qui concerne la formation complémentaire dispensée par le projet, il nous confie : « elle m'a rendu plus responsable ».

L'octroi d'un prêt FACIL a permis au chercheur Mbaiornom Isaac de créer un « centre de production et de commercialisation de volailles » à Bébédjia. Les activités du centre « ne se limitent pas à l'aviculture et la production d'œufs. Il fournit également une formation aux jeunes de la région ainsi qu'à tous ceux qui sont intéressés par ce type d'activités » précise-t-il.

Photo: Water tower
Le château d'eau de Bébédjia a été achevé en décembre 2003 grâce à des fonds FACIL. Les habitants de la région ont désormais accès à l'eau potable et ne souffriront plus de maladies d'origine hydrique.

Par le biais de son programme d'aide aux petites et moyennes entreprises, la Société financière internationale, filiale de la Banque pour l'octroi de prêts au secteur privé , appuie également les entreprises locales.

Une association féminine composée de 20 membres, « Djakismadji », a reçu un prêt de la SFI qui lui permet de gérer un poulailler. « Chacune d'entre nous peut disposer de 20 œufs pour sa famille et de 1 000 francs CFA pour acheter du thé », indique Lartoudji Sarah, la trésorière de l'association. Dandé Elia, la présidente, ajoute: « Il ne s'agit là que de certains des résultats positifs, jusqu'à ce que nous remboursions nos dettes, mais chacune de nous gagne environ 3 000 CFA tous les 20 jours ».

Dans l'ensemble, l'expérience acquise dans le domaine des affaires est précieuse, affirment les habitants. « [Ces projets] nous ont permis de travailler en étroite collaboration avec des multinationales » relève Amir Artine, directeur général de Geyser, Water Works Enterprise, entreprise spécialisée dans les travaux hydrauliques, dont l'effectif du personnel est passé de 12 employés au départ à 225 en 1988.

« Au début, nous étions un groupe de personnes qui tentaient de créer une entreprise économique, mais sans grand succès. Je pense réellement que les quatre années que nous avons passées à travailler sur le projet nous ont aidés à devenir une entreprise capable de satisfaire aux normes internationales. Le savoir-faire, la discipline et l'expérience que nous avons acquis nous permettront certainement d'entrer en concurrence tant au niveau national qu'international, et si possible, de tenter de réaliser à l'avenir des projets similaires » conclut Artine.

Grâce aux fonds du FACIL, des travaux de construction et de réhabilitation de ponts et de routes ont été réalisés, et d'autres infrastructures dont les communautés locales étaient privées ont fait l'objet d'améliorations. « Les ponts construits à Bengamian, Kiangara et Béyére permettent de se rendre plus facilement à Békan ou Béssao même pendant la saison des pluies, » indique un paysan du district de Békan, une région montagneuse située près de la frontière avec le Cameroun.

Les initiatives appuyées par le FACIL ont contribué à améliorer les conditions sanitaires des communautés locales.

« Nous sommes les bénéficiaires de deux groupes électrogènes et d'un centre urbain de santé construit juste à côté de l'hôpital. [Le centre de santé] a allégé le travail de l'hôpital » fait remarquer Dr. Miandjingar, directeur régional de la santé, qui supervise également la pharmacie de la région.Overall, the acquired business experience has been valuable in itself, residents say. “[These projects] have allowed us to work closely with multinationals,” says Amir Artine, General Manager of Geyser, Water Works Enterprise, a company that has grown to 225 employees from initial 12 in 1988.

Les habitants de Doba, à Bébédjia soulignent que les fonds ont permis de construire un système de drainage, des bennes à ordures, des châteaux d'eau et de nouveaux bâtiments pour la mairie. « Ces infrastructures vont contribuer à la relance du développement dans notre région » conclut Betodjingar Nétoloum, le maire de Bébédjia.

(a) indique une page en anglais


Related News

Nov 11, 2009Une nouvelle étude montre que la mise à niveau des infrastructures en Afrique exigera un apport supplémentaire de 31 milliards de dollars et d'énormes gains d'efficacité
Jun 26, 2007La Banque apporte son concours à l’amélioration des transports en Afrique centrale
Oct 25, 2005Révision de la loi portant gestion des revenus pétroliers : la position de la Banque mondiale



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/Z3R1LG3XR0