Click here for search results
Online Media Briefing Cntr
Embargoed news for accredited journalists only.
Login / Register

A proximité des enfants et des jeunes gens du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord

Available in: English

Le 17 février 2004 -- A quels dangers s'exposent les enfants et les jeunes d'une région aussi volatile que celle du Moyen-Orient-Afrique du Nord? Quelles sont les opportunités qui s'offrent à eux? Quel est l'impact du conflit permanent sur l'esprit et la psyché de ces jeunes? Comment la Banque mondiale peut-elle les aider ?

C'est avec ces questions, en toile de fond, que la Banque mondiale travaille pour les enfants et les jeunes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, notamment avec les plus vulnérables parmi eux, déclare Regina Bendokat, Directrice du secteur Education pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), au niveau de la Banque mondiale.

Plus de la moitié de la population a moins de 25 ans. Il suffit d'un conflit ou d'un marasme économique dans un pays donné pour que la région soit –régulièrement – coupée du reste du monde, gelant l'investissement, les échanges commerciaux et les flux de touristes. Le nombre de pauvres augmente et de plus en plus d'enfants et de jeunes glissent à travers les mailles du 'filet social'. Et c'est à un âge très précoce que ces enfants finissent dans la rue et se présentent sur le marché de l'emploi sans éducation ni formation.

Avec l'arrivée de vagues de populations rurales et pauvres dans les centres urbains, à la recherche de meilleures opportunités, les villes s'étendent de manière tentaculaire et les bidonvilles augmentent. Ces conditions insalubres de logement font apparaître des problèmes nouveaux que la région ne connaissait pas dans le passé. Ces bidonvilles sont une véritable source de nombreux fléaux tels que la drogue, la mendicité enfantine et le VIH/SIDA, une épidémie dont la région n'a pas encore pris toute la mesure.
 

Il est donc nécessaire de prendre soin des enfants et des jeunes, notamment des marginalisés et des plus vulnérables parmi eux, pour le bien-être économique, social et politique.

« Il faut comprendre, de toute urgence, les caractéristiques des enfants vulnérables : pourquoi ils désertent les écoles à un âge précoce, et les facteurs sociaux et économiques qui les contraignent à agir ainsi. Il s'agit pour nous d'aider les gouvernements à élaborer des programmes de réinsertion de ces enfants, un véritable défi », explique Bendokat.

« Avant, certains pays n'accordaient pas suffisamment attention au rôle crucial, que le bien-être des enfants et des jeunes, joue dans leur développement national », analyse Iqbal Kaur, Expert en protection sociale dans la région MENA, à la Banque mondiale.

« Ils ont maintenant commencé à étudier les besoins et les attentes des enfants et des jeunes et à les inscrire dans leurs programmes nationaux de développement et se sont tournés vers la Banque mondiale pour une assistance technique. Ils explorent les moyens permettant d'utiliser les projets sectoriels et les organismes publics afin de mieux axer les efforts dans ce sens, ne se contentant plus de financer des projets isolés et sporadiques. Ces Gouvernements apprécient l'avantage comparatif de la Banque dans trois domaines: expertise analytique et sectorielle ; portefeuilles intégraux des pays; et ressources financières", ajoute-t-il.

En tant qu'institution qui s'engage dans le développement dans une perspective complète et intégrale, la Banque mondiale est un partenaire essentiel capable d'aider ces pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord à formuler et appliquer une stratégie efficace en direction de leurs populations juvéniles. Il ne suffit, pour améliorer leur situation, de se concentrer sur l'éducation, la santé ou un autre secteur sans mettre en œuvre des politiques globales.

Outre les ministères des affaires sociales, la Banque constate que les autres partenaires locaux sont tout à fait intéressés à alléger les difficultés que vivent les enfants. La Conférence sur les Enfants (a) en milieu urbain, qui s'est tenue l'année dernière, a invité les autorités municipales à se pencher sur la situation des enfants des bidonvilles. Ce rendez-vous a débouché sur la création de partenariats insoupçonnés visant à améliorer la situation de ces enfants et adolescents, y compris un Mécanisme de subvention au développement qui aura à aider les autorités locales à lancer des plans efficaces de protection des enfants.

« Les enfants qui mendient dans les rues posent de véritables problèmes aux maires qui souhaiteraient montrer la plus belle image de leurs villes aux touristes », précise Arun Joshi, Expert en éducation à la Banque mondiale pour la région MENA. Ils sont donc, économiquement motivés, pour aider les enfants et les jeunes qui vivent dans les taudis.

En coopération avec de nombreux gouvernements, la Banque mondiale prépare une étude régionale sur les enfants et les jeunes qui permettra de mesurer l'ampleur du problème, d'analyser les activités en place et de mettre à la lumière du jour les failles qui nécessitent une action. Cette étude a exploité des études nationales entreprises au Maroc, en Egypte, au Yémen et en Jordanie et provient d'un atelier de travail (a), organisé en juin 2003, pour étudier les besoins spécifiques des enfants défavorisés.

Plus encore, ces gouvernements intègrent les enseignements tirés de cette étude dans leurs stratégies nationales en faveur des enfants et des jeunes. Un atelier de suivi est prévu pour juin prochain auquel deux nouveaux pays participeront: l'Iran et la Cisjordanie-Gaza.

Les efforts de la Banque mondiale visent à intégrer les enfants et les jeunes dans tous les projets. En introduisant cette donne dans la conception des projets, les pays pourront ainsi veiller à ce que toutes les initiatives futures analysent consciencieusement comment leurs résultats affecteront, positivement et négativement, les enfants et les jeunes.

A titre d'exemple, le Deuxième projet sur l'éducation de base, au Yémen, sera axé principalement sur la fourniture d'opportunités d'apprentissage aux enfants en imaginant des options qui ne remettent pas en question leurs sources de revenus. En Egypte, la Subvention pour la prévention du travail des enfants, qui vient d'être approuvée, permettra de lutter contre le travail des enfants en identifiant ceux qui sont les plus exposés à ce risque et en recherchant les moyens de les scolariser et d'aider leurs familles.

Ainsi, la région MENA, au niveau de la Banque mondiale, opte pour une approche novatrice dans la formulation et la mise en œuvre de stratégies au bénéfice des enfants et des jeunes et exploite, pour ce faire, les synergies qui résultent d'une analyse collective de nombreux secteurs et d'une focalisation sur les besoins de ses jeunes clients.





Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/UU48GMUPM0