| 29 juin 2005 – L’aide augmente, la dette s’allège et la croissance économique s’accélère en Afrique subsaharienne. Malgré cela, réduire la pauvreté reste un défi d’envergure. C’est le constat du rapport annuel de la Banque mondiale sur l’Afrique. Les Indicateurs 2005 de développement pour l’Afrique (ADI) offrent deux décennies de données détaillées sur les conditions socio-économiques des différents pays africains. La communauté internationale du développement avait décidé de faire de 2005 « l’année de l’Afrique ». Dans ce contexte, ADI 2005 offre l’image d’un continent très diversifié, où des pays qui ont accompli des progrès remarquables côtoient d’autres où il y a stagnation, voire de sérieux retards. La publication de ces toutes récentes statistiques sur le développement en Afrique précède d’une semaine la réunion du G-8 qui a mis la situation de l’Afrique parmi les points importants à discuter au cours de cette réunion. « Il est bien évident que nous avons une obligation morale énorme de prendre d’urgence les dispositions qu’imposent les conditions en Afrique. Il est aussi bien évident que les besoins sont là. Mais on ne peut résumer l’Afrique qu’à ces seuls besoins, aussi importants soient-ils. L’Afrique est en passe de devenir un continent d’espoir » dit M. Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale Malgré les progrès réalisés, le rapport lance un cri d’alarme : l’expansion rapide du VIH/SIDA, l’anémie de l’aide internationale et des flux d’investissements, la faiblesse des cours mondiaux et le manque d’opportunités commerciales risquent de défaire certains des acquis de ces dernières années. Les quelques exemples ci-après illustrent la diversité des situations selon les pays : - En Sierra Leone, près de 3 enfants sur 10 n’atteignent pas l’âge de 5 ans, soit 284 pour 1000 naissances, alors que les Seychelles ont un taux de 15 pour 1000 naissances.
- Si le taux d’alphabétisation est de 90% au Zimbabwe, il n’est que de 17% au Niger.
- Le nombre de lignes téléphoniques à poste fixe n’est que de 3 pour 1000 habitants au Libéria, mais de 269 pour 1000 habitants aux Seychelles.
- À peine 22% des éthiopiens ont accès à l’eau salubre, contre 99% des mauritaniens.
- Alors que la plupart des jeunes maliens entre 10 et 14 ans travaillent pour gagner leur vie, le travail des enfants est quasiment non existant en Afrique du sud.
- Le RIN de l’Éthiopie et du Burundi n’est que de 90 $ EU. Bien peu comparé à celui des Seychelles qui atteint 7 350 $ EU.
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