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Rendre les femmes autonomes au Pakistan

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Au Pakistan, la Banque mondiale collabore avec un certain nombre d'associations pour aider les femmes pauvres à identifier de nouvelles sources de revenus. Dans plusieurs cas, l'appui consiste à rétrocéder le flux de prêts des micro crédits à celles qui souhaitent s'engager dans des initiatives susceptibles d'améliorer leurs vies personnelles.

Sadeeqan, mère d'une famille de 7 enfants à Lahore, ne peut acquérir ni terre ni bétail. Pendant des années elle a compté sur les 1 500 roupies mensuelles de revenus de son mari, procurées par son emploi de jardinier. La famille était très endettée, et un prêt de 2 000 roupies obtenu auprès d'un prêteur local devait être remboursé en une seule échéance. Sadeeqan et son mari devaient payer un intérêt mensuel de 200 roupies sur environ une année, de sorte que le remboursement était de toute évidence un engagement impossible à honorer.

Pour obtenir de l'aide, ils se sont tournés vers la fondation Kashf, une des nombreuses organisations intermédiaires soutenues par le Fonds de réduction de la pauvreté au Pakistan qui bénéficie de financements de la Banque mondiale et offre des services sur le micro crédit et le développement des infrastructures communautaires. Kashf fournit des services de micro crédit aux femmes pauvres, pour leur permettre d'effectuer des achats aussi divers que des cuisinières à gaz, des livres scolaires pour leurs enfants, des tuiles ou des revêtements pour le sol de leurs maisons, des animaux d'élevage ou de trait, et des fruits et légumes à vendre dans leurs échoppes.

Kashf a conseillé à Sadeeqan de commencer une affaire susceptible de réaliser rapidement des profits, pour pouvoir ainsi rembourser son emprunt à partir de ses gains. Avec un prêt modique de Kashf, Sadeeqan a acquis 13 petites parcelles de paddy au prix de 4 000 roupies. Une fois le paddy décortiqué, elle a vendu le riz à 6 000 roupies. Elle a fait en sorte que le riz soit payé comptant plutôt qu'à crédit, pour pouvoir immédiatement en recueillir les bénéfices. Elle a utilisé les 2 000 roupies pour éponger sa dette auprès de l'usurier, et a investi le solde dans l'installation, dans sa maison, d'un métier à tisser les tapis. Tout en participant avec son mari aux activités de décorticage du paddy, elle gère, pour son propre compte, l'activité de tissage.

Comme tout entrepreneur, Sadeeqa a programmé l'extension de ses affaires. Avec un autre prêt de Kashf, elle projette d'acheter un plus grand métier à tisser.



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