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Microfinance

Cette fiche thématique a été mise à jour en anglais. Elle le sera prochainement en français.
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Ressources sur la microfinance
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microfinance-picL'IDA en action: microfinance et développement du secteur privé
microfinance-picProjets sur le financement des microentreprises et des PME
microfinance-picDocuments et rapport sur la microfinance
microfinance-picActualité sur le secteur financier
microfinance-picSite Web du Groupe consultatif pour l’aide aux plus pauvres (a)
microfinance-picDéveloppement des secteurs financiers et privés (a)
microfinance-pic  Experts sur la microfinance :  
Elizabeth Littlefield (a) 

APERÇU:

  • Aujourd’hui, la microfinance vise à établir des marchés financiers à dimension locale, destinés à répondre aux divers besoins de financement des populations pauvres.

  • Plus de 30 ans après la création de la Grameen Bank par Muhammed Yunus, environ 80 millions de personnes dans les pays en développement bénéficient des services des institutions de microfinancement. Cependant, la plupart des habitants des pays en développement ne sont toujours pas « bancarisés » : en d’autres termes, ils n’ont pas accès aux services financiers formels.

  • Près de trois milliards de personnes dans les pays en développement n’ont pas ou peu accès aux services financiers formels qui pourraient contribuer à accroître leurs revenus et à améliorer leur existence. L’accès à divers types de services de microfinancement (tels que l’épargne, le crédit ou le transfert de fonds) permettrait aux familles pauvres d’investir dans des entreprises, d’améliorer la qualité de leur alimentation et de leurs conditions de vie, et de consacrer davantage de ressources à l’éducation et à la santé de leurs enfants. La microfinance peut également jouer le rôle d’un puissant catalyseur dans le processus d’autonomisation des femmes.

  • Pour briser le cercle de la pauvreté, la microfinance ne doit pas se limiter au microcrédit. En effet, divers services financiers (tels que l’épargne, le transfert de fonds, le crédit et l’assurance) constituent des outils de gestion essentiels au bien-être et à la capacité productive des familles pauvres : ils leur permettent d’équilibrer leurs dépenses lorsque leurs revenus deviennent irréguliers (travail occasionnel, saisonnalité des récoltes), d’accroître leur pouvoir d’achat lorsque leurs dépenses augmentent (frais de scolarité, achat de semences) et de se prémunir contre les urgences (catastrophes naturelles, décès d’un proche).

  • La microfinance connaît une évolution rapide, et nombreux sont les investisseurs et les fournisseurs de services financiers qui apparaissent sur le marché. Les nouvelles technologies promettent de réduire les coûts de transaction et d’améliorer l’accès aux services financiers de centaines de millions de personnes. Dans cette perspective, le secteur financier s’efforce à l’heure actuelle de mieux comprendre les besoins et les souhaits des clients pauvres. Le Groupe de la Banque mondiale aide les instances de règlementation à équilibrer protection des consommateurs et innovation, et œuvre aux côtés des compagnies téléphoniques et des banques à l’élaboration de modèles d’entreprise durables.

Le Groupe de la Banque mondiale (GBM) s’attache particulièrement à promouvoir le développement de marchés financiers équitables à dimension locale, et la mise en place de secteurs de la microfinance solides sur les marchés des pays en développement. Les différentes institutions de la Banque mondiale jouent des rôles complémentaires afin d’atteindre l’objectif du GBM : assurer un accès universel aux services financiers.

Société financière internationale (IFC). L’IFC est le premier investisseur de la Banque mondiale dans le secteur de la microfinance. Au cours des deux dernières années, elle a doublé ses investissements en microfinance commerciale. Jusqu’à l’exercice 2007, l’IFC avait investi plus de 600 millions de dollars (196 millions de dollars au cours de l’exercice 2007), et son portefeuille de microfinance était de 498 millions de dollars. L’IFC s’est engagée à doubler une fois de plus ses investissements dans la microfinance, qui devraient atteindre 1,2 milliard de dollars d’ici à l’exercice 2010. L’IFC deviendrait ainsi le plus important investisseur du secteur microfinancier. Par ailleurs, l’IFC figure parmi les principaux investisseurs des institutions de microfinancement viables, avec des engagements s’élevant dans leur ensemble à près d’un milliard de dollars. À la fin de l’année 2007, 57 institutions de microfinancement soutenues par l’IFC disposaient d’un portefeuille d’encours de 5,8 millions de prêts portant sur plus de 7,2 milliards de dollars. En 2007, 65 % des microcrédits ont été accordés à des femmes.

Banque mondiale (BIRD/IDA). La Banque mondiale, par l’intermédiaire de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l’Association internationale de développement (IDA), fournit aux gouvernements des conseils sur les politiques et des services de financement, en vue de soutenir le développement du marché et des activités de prêt. Au cours des trois dernières années, la Banque mondiale a financé des initiatives de microfinancement dans 24 pays, en grande majorité dans les pays les plus pauvres. Les prêts d’investissements en faveur des microentreprises et des petites entreprises se sont élevés à plus de 398 millions de dollars par an (soit 1,7 % des prêts de la BIRD/IDA). Les projets dans le secteur de la microfinance (au sens strict du terme) représentent environ un quart de ce montant.

Groupe consultatif d’aide aux populations les plus pauvres( CGAP). Le CGAP, fondé en 1995 par la Banque mondiale en tant que partenariat multidonateurs, contribue à la progression de la microfinance en forgeant un consensus sur les normes du secteur, en finançant l’innovation et en diffusant les meilleurs pratiques. Aujourd’hui, le CGAP est largement reconnu comme l’un des principaux centres de ressources du secteur : il œuvre aux côtés des parties prenantes pour fixer des normes et définir les meilleures pratiques, conseille les gouvernements sur l’élaboration de politiques répondant aux besoins des populations pauvres au niveau local, et fournit une assistance technique aux institutions financières. Depuis sa création en 1995, le CGAP a investi 99 millions de dollars sous forme de subventions et d’assistance technique en lien avec la microfinance.

Vue d’ensemble

De façon générale, les activités de microfinancement ont consisté à prêter de très petites sommes (microcrédit) aux personnes pauvres pour les aider à se lancer dans des activités productives. Cependant, nombreux sont les services financiers (services de dépôt, de transferts de fonds et microassurance) qui peuvent aider les plus démunis à acquérir des actifs, à accroître leurs revenus et à réduire leur vulnérabilité face à toutes sortes de risques. Aussi la microfinance permet-elle aux populations pauvres de gérer leurs finances et de planifier leur avenir.

Dans la plupart des pays en développement, moins de la moitié de la population possède un compte bancaire dans une institution financière formelle ; dans bon nombre de pays, ce chiffre passe à moins d’un ménage sur cinq. Même dans les pays ayant connu un développement considérable au cours des dernières années, le pourcentage de la population ayant accès à ce service demeure très faible : 20 % en Afrique subsaharienne ; 25 % en Afrique de l’Est ; 30 % en Europe et en Asie centrale ; 35 % en Amérique latine ; 32 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ; et 25 % en Asie du Sud. Bien qu’une grande variété d’institutions offrent désormais des services de microfinance, notamment des banques d’État, des banques postales, des banques agricoles, des caisses d’épargne et d’autres établissements tels que des coopératives d’épargne et de crédit, la grande majorité des personnes vivant dans les pays en développement n’a pas accès aux services financiers formels. Seuls 26 % de la population mondiale en moyenne ont accès à de tels services.

Le rôle du Groupe de la Banque mondiale dans la microfinance

Le Groupe de la Banque mondiale a pour objectif ambitieux de rendre universel l’accès aux services financiers. Ainsi, pour promouvoir le secteur de la microfinance, les différentes institutions de la Banque jouent des rôles stratégiques complémentaires dans les domaines de l’investissement, du conseil, de l’innovation et de la recherche.

SOCIÉTÉ FINANCIÈRE INTERNATIONALE (IFC)

L’IFC s’emploie à mettre en place et à soutenir des institutions de microfinancement viables sur le plan commercial et pouvant attirer les capitaux privés. Elle agit en tant que catalyseur pour mettre en avant les atouts de la microfinance commerciale, doter le secteur de produits financiers novateurs et promouvoir la microfinance en tant que classe d’actifs à part entière.

L’IFC est le premier investisseur international en termes d’investissements en faveur des institutions de microfinancement (IMF), soutenant un portefeuille de plus de 100 IMF réparties sur plus de 60 pays, dont 14 pays d’Afrique subsaharienne. L’IFC veille à ce que la microfinance bénéficie aux pays et aux populations qui en ont le plus besoin, notamment aux États fragiles ou touchés par un conflit. Ainsi, elle déploie déjà ses activités en Afghanistan, au Kosovo, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone et au Libéria par exemple.

Exemples de projets

  • Le BRAC (comité bangladais pour le développement rural), est l’une des IMF les plus importantes du Bangladesh. Au 31 décembre 2006, le BRAC disposait d’un portefeuille de prêts d’environ 350 millions de dollars pour 4,55 millions d’emprunteurs, et d’une épargne s’élevant à 155 millions de dollars. L’IFC a mis en place une garantie de crédit partielle de 18 millions de dollars pour soutenir un prêt en monnaie locale accordé par Citibank Dhaka.
  • Le Global Microfinance Facility (fonds international de microfinancement, ou GMF), dont la première tranche a été ouverte en 2004, dispose d’un portefeuille initial de 30 millions de dollars, destiné à financer 16 IMF à travers le monde. Fort de ses solides performances, les engagements du GMF atteindront 165 millions de dollars fin 2007, avec le soutien d’investisseurs commerciaux et de Citigroup, qui s’associera au GMF pour souscrire des titres de créances prioritaires (notés AA par Fitch) destinés aux investisseurs institutionnels. Ce fonds incontournable de la microfinance contribuera à financer 30 institutions de microfinancement.
  • L’IFC franchit une nouvelle étape en lançant l’initiative pour une microfinance responsable. En collaboration avec des institutions financières de développement, des banques, des réseaux de la microfinance et d’autres partenaires, cette initiative vise à rassembler le soutien nécessaire à la définition de pratiques responsables en matière de microfinance. Ces pratiques (ou principes), porteraient sur : (1) une liste de pratiques interdites ; (2) des normes concernant l’information des consommateurs ; (3) des règles en matière de divulgation et de transparence.

BIRD/IDA

La BIRD et l’IDA accordent des fonds aux gouvernements par le biais de lignes de crédit, soutiennent le développement du marché au moyen d’une structure de prêts plus large et fournissent des conseils sur les politiques techniques. Au cours des trois dernières années, les prêts de la BIRD/IDA visant à soutenir la microfinance se sont élevés à plus de 250 millions de dollars par an (soit un peu plus d’un pour cent de l’ensemble des prêts consentis par la BIRD/IDA). Il est parfois difficile de faire la différence entre les prêts qui bénéficient au final aux microenterprises et ceux dont tirent avantage les petites et moyennes entreprises. Les prêts d’investissements accordés aux microentreprises et aux petites et moyennes entreprises se sont élevés à plus de 560 millions de dollars par an (soit 2,4 % des prêts consentis par la BIRD/IDA).

Exemples de projets

  • Le Mécanisme d’appui à l’investissement dans le microfinancement en Afghanistan (MISFA) a été conçu par le CGAP et la Banque mondiale à la fin de la guerre, en vue d’instaurer un secteur de la microfinance solide et viable en Afghanistan. En créant un dispositif que d’autres pourvoyeurs de fonds pouvaient rejoindre par la suite, l’objectif était d’attirer les organismes de microfinancement et de renforcer les capacités au niveau local, tout en mettant en place, dès le départ, des normes de performances et d’informations financières fondées sur les meilleures pratiques. Aujourd’hui, le MISFA est devenu une véritable organisation indépendante : à travers un réseau de 280 agences réparties sur 24 provinces, il finance 15 institutions de microfinancement et dispose d’un portefeuille d’épargne et de crédit comptant près de 500 000 clients en activité ; 65 % de ces clients sont des femmes, et le taux de remboursement des crédits est de 96 %. Le secteur de la microfinance, qui emploie 4 500 Afghans, a accordé jusqu’à présent plus d’un million de microcrédits, et étend actuellement ses activités à d’autres services financiers.

  • Dans la province de l’Andhra Pradesh, en Inde, grâce à un projet financé par l’IDA, le nombre de ménages pauvres ayant accès au crédit a augmenté de moins de 500 000 en 2000 à plus de six millions sur une période de six ans. Près de huit millions de femmes pauvres des zones rurales ont rejoint 630 000 groupes d’entraide et 30 000 organisations villageoises. Ces groupes gèrent en commun leurs économies et octroient des petits prêts à la consommation à leurs membres. Ce projet s’est traduit par une augmentation du revenu de près de 90 % des ménages. L’épargne cumulée des ménages pauvres a atteint 292 millions de dollars en 2006, et plus de 3,3 millions de familles pauvres vivant en zone rurale sont désormais couvertes par une assurance décès ou invalidité.

  • Un autre projet pilote soutenu par la Banque et l’IDA a vu le jour en 2002, au Bangladesh, permettant à 60 000 familles démunies d’accéder au microcrédit et de bénéficier de formations spécialisées. Suite au succès remporté par cette initiative, le gouvernement du Bangladesh a étendu le projet à tout le pays, accordant ainsi des crédits à près de 450 000 personnes parmi les plus pauvres. Au moins la moitié des premiers bénéficiaires du projet ont constaté une amélioration de leurs revenus et de leur consommation

Groupe consultatif d’aide aux populations les plus pauvres(CGAP)

Le CGAP a été fondé par la Banque mondiale en 1995 en tant que partenariat multidonateurs destiné à promouvoir la microfinance. Aujourd’hui, le CGAP est largement reconnu comme l’un des principaux centres de ressources du secteur : il œuvre aux côtés des parties prenantes en vue de fixer des normes et de définir les meilleures pratiques, conseille les gouvernements sur l’élaboration de politiques répondant aux besoins des populations pauvres au niveau local, et fournit une assistance technique aux institutions financières. En collaboration avec un réseau de partenaires d’envergure internationale, le CGAP met au point des solutions innovantes qui permettent à la microfinance de satisfaire plus efficacement les besoins des populations pauvres. Le CGAP diffuse, par le biais de diverses publications gratuites et de sites Internet, des informations et des travaux de recherche importants dans le domaine de la microfinance.

Exemples de projets

  • Les nouvelles technologies réduisent les coûts et améliorent l’efficacité des prestations. De nombreuses institutions et banques de microfinancement utilisent désormais la technologie pour mettre à la disposition des populations pauvres des guichets de retrait, des cartes de crédit et des services bancaires par téléphone portable. Ainsi, les clients peuvent effectuer des paiements, des transferts et des retraits d’argent en dehors des agences bancaires. Avec plus de 3,3 milliards de téléphones portables en service dans le monde, et des utilisateurs plus nombreux dans les pays en développement qu’en Occident, ces nouvelles technologies permettent de proposer à davantage de personnes des services financiers abordables. Avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, le CGAP travaille avec ses partenaires en Colombie, en Équateur, en Inde, au Kenya, aux Maldives, en Mongolie, au Pakistan, aux Philippines et en Afrique du Sud à la mise au point de nouveaux canaux de distribution tirant parti des nouvelles technologies, afin de mieux desservir les régions rurales et éloignées et les familles très pauvres. Le CGAP offre également des services de recherche et de conseil sur les enjeux soulevés par ces nouvelles technologies et les réponses qui pourraient être apportées aux niveaux réglementaire et politique. À ce jour, les engagements du CGAP portent sur neuf pays en développement. Par ailleurs, plus de 200 banques, institutions de microfinancement et fournisseurs de technologies se sont inscrits au Programme du CGAP consacré aux technologies. Ce programme permet de bénéficier de conseils et d’obtenir des fonds, afin de déployer des technologies et des nouveaux modèles d’entreprise destinés à atteindre des clients qu’il est impossible de toucher aujourd’hui.

  • Desservir les plus pauvres. Les personnes vivant avec moins d’un dollar par jour n’ont généralement pas accès aux services de microfinancement. Il faut maintenir les subventions actuelles et redoubler d’effort afin d’améliorer l’accès aux institutions financières des populations les plus pauvres, notamment celles qui sont sans abri, sans revenu et sans nourriture. Des systèmes de filets de protection, tels que les programmes de transferts d’espèces, d’aide alimentaire ou d’emploi garanti, peuvent contribuer à répondre aux besoins de consommation immédiats des personnes les plus démunies. Toutefois, ces initiatives ne sont souvent pas propices au développement d’activités génératrices de revenus à long terme, ni à la constitution de ressources permettant de sortir de la pauvreté.

Les programmes « évolutifs » de la Banque mondiale peuvent permettre aux populations confrontées à une pauvreté chronique de s’extirper durablement de la misère. Ces programmes comportent une combinaison soigneusement choisie de subventions, de transferts de biens (tels que des chèvres ou des volailles), de services d’épargne et de formations visant à assurer des moyens de subsistance. L’objectif de ces programmes est de faire « évoluer » les bénéficiaires pour qu’ils sortent de l’extrême pauvreté et accèdent aux services de microfinancement ordinaires. Des projets pilotes conduits en Haïti, au Pakistan, et dans l’État indien du Bengale occidental ont produit des résultats encourageants. D’autres projets pilotes sont mis au point pour l’Éthiopie, le Honduras et le Yémen. Chaque projet pilote est accompagné d’une étude d’impact rigoureuse.

Mesurer les niveaux de pauvreté et l’impact des projets . La mise en place d’outils de mesure de la pauvreté peut encourager et aider les institutions de microfinancement à desservir les personnes les plus pauvres. Dans cette optique, le CGAP s’est associé à la Fondation Grameen et à la Fondation Ford pour développer l’indice de sortie de la pauvreté (« Progress out of poverty index », ou PPI). Il s’agit d’un indicateur simple que les IMF peuvent utiliser pour mesurer le niveau de pauvreté de leur clientèle et les progrès réalisés pour s’en affranchir.

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Contacts médias:
Una Gallagher Pulizzi
(202) 758-4290
Courriel: upulizzi@worldbank.org

Lotte Pang
(202) 758-4290
Courriel: LPang@ifc.org

Mise à jour : octobre 2008




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