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Les avantages offerts par les projets de e-développement sont énormes lorsque les risques sont bien gérés

La Banque mondiale encourage les pays développés et les pays en développement à tirer les leçons du passé et à accroître l’impact et la durabilité des projets de e-développement
Available in: Español, English
Press Release No:2006/144/INF

Contats:

Mauricio Rios (202) 458-2458

mrios@worldbank.org

Charles Kenny (202) 473-3540

Ckenny@worldbank.org

 

WASHINGTON, 10 novembre 2005 — Les avantages offerts par des projets réussis de e-développement sont énormes et peuvent engendrer des bénéfices importants pour toute une série de secteurs, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, si les risques encourus sont gérés de manière appropriée, selon un rapport de la Banque mondiale intitulé E-Development: From Excitement to Effectiveness, qui recommande aux pays de tirer les leçons du passé pour mettre en œuvre des projets efficaces.

 

Ce rapport, publié en vue du Sommet mondial de la société de l'information des Nations Unies qui se tiendra à Tunis du 16 au 18 novembre, examine les résultats obtenus à ce jour par l’internet en tant qu’outil de développement et formule des leçons et recommandations sur les mesures à prendre pour améliorer l’impact et la durabilité des projets de e-développement.

 

« Ce rapport sur l’e-développement examine ce que nous avons appris pour ce qui est de minimiser les risques d’échec et d’optimiser les bénéfices offerts par la révolution internet pour les pays en développement », déclare Kathy Sierra, vice-présidente de la Banque mondiale pour les infrastructures. « Le rapport s’intéresse plus particulièrement à l’environnement permettant de faciliter les applications de  e-développement, e-gouvernement et le rôle de l’Internet pour un enseignement continu. Il souligne également l'importance du suivi et de l'évaluation d’initiatives réussies de e-développement. »

 

La Banque mondiale est le principal bailleur de fonds international dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC) pour le développement, avec des projets TIC dans plus de 80 pays et un portefeuille global d’un montant supérieur à 3 milliards de dollars. Une partie de ces fonds est spécifiquement consacrée à des initiatives en matière de e-gouvernement.

 

« Un nombre croissant de pays reçoivent un appui de la Banque mondiale pour des composantes TIC dans le cadre de projets d’investissement conventionnels et pour la conception d’applications d’e-gouvernement et de projets d’e-développement intégrés et à grande échelle. Il s’agit notamment des projets de e-Sri Lanka, de e-Bharat en Inde, de e-Ghana, du projet de développement des TIC au Viet Nam et du projet de développement du secteur des TIC en Tunisie », explique Mohsen Khalil, directeur du Département Global des Technologies de l’Information et des Communications de la Banque mondiale.

 

Avantages énormes

 

De par le monde, l’introduction d’applications avancées de TIC peut comporter des risques, à moins de s’accompagner des stratégies et des réformes institutionnelles appropriées. Une enquête, citée dans le rapport, a montré que 40 % seulement des sociétés ayant adopté un système de vente en ligne avaient effectivement réalisé des économies une fois de tels systèmes déployés dans le cadre d'un changement du procédé de gestion. La proportion des sociétés qui ont fait des économies lorsqu’elles ont introduit de tels systèmes sans changement du programme de gestion se limite à 3 %. Le risque est du même ordre lorsque les gouvernements mélangent l’Internet et bureaucratie. 

 

« Les résultats obtenus par les projets d'e-gouvernement tant dans les pays développés que dans les pays en développement sont mitigés », fait observer Robert Schware, qui a dirigé la publication de ce rapport. « Bien que les applications d’e-gouvernement peuvent être utiles en vue d’améliorer la gouvernance et la qualité de vie des citoyens, beaucoup de choses peuvent mal tourner. Ce rapport présente quelques-unes des étapes principales de la conception de systèmes de e-gouvernement permettant aux pays de reconnaître les domaines principaux où ils devraient concentrer leurs efforts afin de réussir. »

 

De fait, les avantages offerts par les projets réussis peuvent être énormes. En 1997, par exemple, le Gouvernement sud-coréen a introduit un système de passation des marchés par voie électronique permettant d’offrir en ligne des informations sur plus de 420 000 produits standardisés. Ce système a remplacé un processus de passation qui était largement considéré comme compliqué et manquant de transparence et de contrôle. En 2002, les 26 millions de dollars investis par l’État avaient généré des économies estimées à 2,5 milliards de dollars par an. 

 

Autre exemple: le Chili a introduit en 1998 un système fiscal en ligne. Trois années après le lancement du projet, plus de 400 000 contribuables avaient vérifié en ligne l’impôt auquel ils étaient assujettis ; quelque 183 548 déclarations certifiées et 89 355 déclarations de revenu avaient été reçues en ligne, et le Trésor chilien avait recouvré l’équivalent de 1,943 milliard de dollars d’impôts sur le web.

 

Fracture numérique

 

En ce qui concerne le recours aux applications Internet, une analyse du développement de l’e-commerce à travers le monde menée dans le cadre de la rédaction du rapport avance l’idée selon laquelle la « fracture numérique » est tout à fait un élément qui s’inscrit, plus largement, dans le « fossé du développement ». L’utilisation d’applications Internet d’e-commerce qui ressort du nombre de serveurs sûrs dans un pays donné est en grande partie déterminé par le niveau de revenu. La variation du nombre de serveurs Internet sûrs d’un pays à l’autre peut, à 80 % environ, être prédite sur la seule base du PIB par habitant.  

 

Mais l’analyse suggère également, comme l’explique M. Schware, que «  l’amélioration des politiques et des institutions afin d’encourager les investissements dans des applications TIC, tout en élargissant l’accès aux infrastructures de télécommunications, peut permettre d’étendre de façon dramatique l’usage de l’ e-commerce à un niveau donné de revenu par habitant. » Cela souligne l’importance à la fois du besoin de réformes des télécommunications de base ainsi que d’un effort plus vaste pour améliorer le climat favorisant le e-développement.

 

Le niveau de développement dans un certain nombre d’infrastructures d’appui des  applications TIC peut avoir un effet dramatique sur le lancement. Des systèmes financiers insuffisamment solides, par exemple, peuvent freiner sensiblement le développement du e-commerce. En outre, le rapport fait remarquer que le niveau global de développement constitue également un élément déterminant de l’adéquation et de la durabilité d’une application particulière de e-développement.

 

« En général, les projets réussis de e-développement correspondent au niveau de développement d’un pays donné et répondent aux demandes des utilisateurs ciblés », explique M. Schware. « Ils permettent d’intégrer l’infrastructure, les applications et le développement des compétences, et sont mis en place dans le contexte plus large d’un processus de changement institutionnel. La conception des projets est coordonnée au sein d'une stratégie plus vaste, qui prend en compte la complexité du changement et le besoin d’une surveillance et d’un feedback constants. » 

 

 





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