Click here for search results
Online Media Briefing Cntr
Embargoed news for accredited journalists only.
Login / Register

Sri Lanka : De meilleures habitations et l’espoir de jours meilleurs

Available in: English, русский, العربية, 中文, Español

Sri Lanka : De meilleures habitations et l’espoir de jours meilleurs

 

À Sri Lanka, le programme destiné à aider les habitants à reconstituer leurs foyers détruits (Getting Everyone Back Home) est en bonne voie. L’objectif : construire 103 000 logements pour près d’un million de personnes que le tsunami a laissées sans abri, un énorme entreprise pour un pays où se construisent en temps normal 5 000 nouveaux logements par an. Selon Chulie de Silva, chargée des relations extérieures pour la Banque à Colombo, l’espoir est de permettre dès le début de l’année prochaine à tous ceux qui ont perdu leur logement d’intégrer une nouvelle habitation ou tout au moins de savoir où leur prochaine maison sera située.

 

Lorsqu’on interroge Umendra Janaki sur sa nouvelle maison, la réponse vient simplement : « On a mieux construit », dit-elle, montrant d’un geste de la main la salle de séjour comme pour en souligner les dimensions.

 

La maison qu’elle a pu reconstruire à Beruwela grâce à un montant de près de 700 000 roupies (l’équivalent de 7 000 dollars) reçu de la Croix-Rouge et de la Banque mondiale est un changement du tout au tout par rapport au tas de ruine qu’avait laissé le tsunami. « On a reconstruit plus grand en utilisant également l’espace qu’occupait la cuisine », dit-elle. Une machine à coudre est bien en évidence dans un coin de la pièce, comme un symbole du retour à la vie normale.

 

« Nous venons juste d’être raccordés de nouveau à l’électricité et j’ai commencé à prendre des commandes pour coudre des tenues de mariées », explique Umendra, couturière de profession. Par contre, son mari, N. Upatissa, n’a pas encore retrouvé de travail comme guide pour touristes. « On espère que le tourisme va reprendre et qu’il va pouvoir trouver un emploi bientôt », dit-elle.

 

À Godagama, Kanthi Wirasinghe, n’a pas pu recoller aussi facilement qu’Umendra Janaki les morceaux de son existence. Elle et son mari, Lesley Gunasekera, leurs deux enfants et une belle-sœur qui souffre de troubles de la parole et dont elle a la charge ont survécu au tsunami, mais ils ont perdu leur maison. Près d’un an plus tard, ils vivent encore dans un abri de fortune qu’ils ont construit eux-mêmes en abattant un arbre à pain dans leur jardin, et ils n’ont pas pu reprendre leur activité de confection.

 

sri lanka
Rizmiya faisant de la couture dans son abri provisoire de Galle.
« On en a assez de ce logement temporaire ; on n’a pas l’eau courante, on ne peut pas dormir ici à cause des moustiques », explique-t-elle. La famille est dans l’attente de la dernière tranche de son indemnité de logement pour pouvoir finir sa nouvelle maison. Le retard est dû au manque de personnel pour le programme officiel de supervision des travaux, mais cette situation a été rectifiée avec l’affectation temporaire d’agents techniques détachés d’autres administrations dans les services des secrétariats de division.

 

 

Kanthi a le regard triste. « Mon mari était un tailleur très bien considéré, c’est lui qui a cousu ce chemisier que je porte », dit-elle. Après une pause, elle raconte que le tsunami est survenu alors que son mari venait de perdre sa mère, ce qui n’a fait qu’accroître le choc émotionnel.

 

Comme pour prouver ce qu’elle dit, elle va chercher le coffret rouillé d’une vieille machine à coudre électrique. « Il n’arrête pas de réclamer la machine à coudre de sa mère : on l’avait récupérée dans les décombres de notre maison et laissée sur le bord de la route, mais quelqu’un l’a volée. Maintenant il erre à travers le village en demandant où elle est, et il s’est mis à boire avec ses amis. »

 

Les trois enfants du couple, deux jumeaux âgés de 15 ans et un autre qui a 11 ans, vivent avec la sœur de Kanthi à Galle, où ils vont à l’école, mais s’occuper de sa belle-sœur et de son mari est une lourde charge sur ses épaules. « Ma famille et ma belle-famille prennent soin de nous et nous soutiennent beaucoup, mais nous devons commencer à gagner notre vie », dit-elle.

 

Trouver abri

 

On estime à 22 000 le nombre de familles qui ne savent toujours pas aujourd’hui où se situera leur nouveau logement permanent. Mais avec la récente décision assouplissant certaines restrictions contre les constructions dans la zone tampon, sur laquelle l’effort de reconstruction a interdiction d’empiéter, on espère que tous ceux qui ont perdu leur habitation du fait du tsunami sauront en début d’année prochaine où ils seront relogés ou, mieux encore, qu’ils auront déjà été relogés.

 

Tout de suite après la catastrophe, l’hébergement d’urgence des habitants avait été organisé dans des bâtiments religieux et publics ou sous des tentes. La première mesure prise par le gouvernement au titre de son programme de logement a consisté à transférer les populations de ces abris de fortune dans des abris provisoires. Il a fourni à ce jour 53 221 logements de ce type, qui donnent à leurs occupants un espace habitable sûr ainsi que l’accès à des installations adéquates pour l’eau, l’hygiène, la cuisine et autres besoins. L’objectif était de donner aux familles la possibilité de recommencer à vivre normalement et les bases nécessaires au rétablissement de leurs moyens d’existence.

 

Service de reconstruction des logements

 

Le service de reconstruction des logements (Tsunami Housing Reconstruction Unit, ou THRU) mis en place au sein du ministère du Développement urbain et de l’Approvisionnement en eau met en œuvre le programme destiné à réinstaller les habitants dans des logements permanents. 

 

La décision prise initialement par les autorités pour l’instauration de la zone tampon de 100 mètres dans le sud du pays, et de 200 mètres dans le nord et l’est, a nécessité l’établissement de deux programmes : un programme de reconstruction relevant des donateurs pour les familles touchées dans la zone tampon et un programme de reconstruction des logements à l’initiative des propriétaires, qui vise les habitations partiellement ou totalement endommagées en dehors de la zone tampon.

 

Mais il s’est révélé difficile de trouver des terrains adéquats pour la réinstallation des populations en dehors de la zone tampon. À la fin de novembre 2005, la moitié des 49 233 maisons endommagées par le tsunami étaient encore en construction. Au total, 2 164 logements ont été achevés, et 930 mis à la disposition de leurs nouveaux occupants. Ces bénéficiaires sont toujours propriétaires de leurs habitations situées dans la zone tampon.

 

Le programme de reconstruction à l’initiative des propriétaires est cofinancé par la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la Banque allemande de développement et l’Agence suisse pour le développement et la coopération.

 

Il prévoit le versement d’indemnités de 250 000 roupies (l’équivalent de 2 500 dollars) et de 100 000 roupies (1 000 dollars), respectivement, pour les maisons totalement et partiellement endommagées. Quelque 33 000 maisons ont d’ores et déjà été réparées, et les travaux de reconstruction d’environ 21 000 maisons entièrement détruites ont débuté. En outre, quelque 380 maisons ont été achevées et 1 000 autres sont sur le point de l’être. Les donateurs se sont engagés à étendre le programme aux nouvelles zones qui sont désormais accessibles du fait de la récente modification de la zone tampon.




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/MG2AYS7JU0