Contacts À Washington : Tim Carrington (202) 473 8133, tcarrington@worldbank.org; À Yaoundé : Henri Laurent Bateg (373-22) 233565, hbateg@worldbank.org À Bangui : Jelena Pantelic (236) 61 65 77, Jpantelic@worldbank.org À N’Djamena : Edmond Dingamhoudou (235) 52 33 60, edingamhoudou@worldbank.org WASHINGTON, le 26 juin 2007 – Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui une opération régionale de 201 millions de dollars EU destinée à financer des améliorations du transport et du commerce au Cameroun, au Tchad et en République centrafricaine. L’opération financière comprend un prêt* de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 147 millions de dollars EU à la République du Cameroun, ainsi qu’un don de 24 millions de dollars EU de l’IDA à la République centrafricaine et un don de 30 millions de dollars EU de l’IDA à la République du Tchad pour un Projet de facilitation du transport et du transit. Ce projet trinational est en phase avec le Projet de transport et de facilitation du commerce de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), approuvé par les chefs d’État de la CEMAC en 2006, qui vise à faciliter le commerce régional entre les pays membres de la CEMAC et à améliorer l’accès des pays aux marchés mondiaux. Il s’inscrit dans un effort sans précédent engagé par plusieurs donateurs dans la région pour améliorer les infrastructures de transport, et est cofinancé par le Fonds africain de développement, l’Union européenne et l’Agence française de développement, aux côtés des trois États. La participation de l’IDA au projet sera inférieure à 30 %. Les coûts de transport en Afrique centrale sont parmi les plus élevés du continent africain. Pour le Tchad et la RCA, pays tous deux enclavés, les coûts de transit représentent 52 % et 33 % de la valeur des exportations, respectivement. Le trajet de Douala (Cameroun) – principal port et point d’entrée régional – à N’Djamena (Tchad) et Bangui (RCA) par la route dure respectivement 15 et 10 jours, auxquels il faut ajouter jusqu’à 28 jours supplémentaires de temps d’attente dans le port. Le projet prévoit la remise en état de certaines sections des corridors routiers reliant N’Djamena et Bangui à Douala, parallèlement à des améliorations des liaisons ferroviaires, dans un contexte qui permettra d’instaurer un cadre institutionnel pérenne pour le secteur ferroviaire. En plus de financer les infrastructures centrales de transit, le projet fera avancer l’union douanière entre les trois pays et réduira les barrières physiques et autres le long des corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui. Il devrait également accroître l’intégration régionale des États membres de la CEMAC en favorisant la mise en place d’un nouveau régime de transit qui facilitera les mouvements de marchandises à l’intérieur de cette sous-région. Enfin, le projet financera des activités d’assistance technique et d’informatisation destinées à améliorer le fonctionnement du port de Douala pour accélérer la procédure de dédouanement. Dans le cas du Tchad, le don de l’IDA financera 25% des ouvrages et des équipements nécessaires à l’amélioration des transports. Les 75% restants seront financés par les revenus pétroliers du Tchad. « Ce projet traduit la nécessité d’adopter une démarche régionale dans cette zone de l’Afrique où les pays enclavés sont profondément désavantagés par des transports et des processus commerciaux chers et peu fiables » a déclaré Jean-Francois Marteau, chef d’équipes pour le projet. « On en attend une plus grande fiabilité des services, une diminution des coûts de transport et, sur le long terme, une amélioration de l’accès aux marchés mondiaux et un développement des échanges commerciaux entre les trois pays. » La composante « Infrastructures routières et ferroviaires » du projet, cofinancée par quatre donateurs, portera sur l’entretien régulier, la remise en état et la modernisation des ouvrages sur certaines sections routières et ferroviaires des corridors et sur le pavage des sections de route actuellement en graviers. Cela permettra d’harmoniser et de faire appliquer les mesures de contrôle de la charge à l’essieu, d’améliorer les aires de repos, de rénover les principales infrastructures ferroviaires et de mettre en œuvre des actions d’information sur le VIH/SIDA et de lutte contre l’épidémie. La composante « Investissements de facilitation du transit et du transport » comprendra des technologies d’information et de communication entre les parties prenantes, en particulier au sein de la communauté portuaire. Elle améliorera le régime de transit et le passage des frontières grâce au suivi des marchandises et aux postes frontières, et renforcera la sûreté et la sécurité portuaires. Enfin, la composante « Renforcement des capacités et des institutions du secteur des douanes et des transports » renforcera l’union douanière de la CEMAC, principalement en améliorant les douanes nationales et les institutions de facilitation du transport. * Le prêt est fourni aux conditions standard de l’Association internationale de développement (IDA), avec une commission d’engagement de 0,35 % et une commission de service de 0,75 % sur une période de 40 ans dont un différé d’amortissement de 10 ans.
|