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Le rapport préliminaire du Programme de comparaison internationale 2005 compare la taille des économies

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Press Release No:2008/156/DEC

Contacts :
Richard Fix
, téléphone au travail : 202-473-3399
rfix@worldbank.org
Merrell Tuck, téléphone au travail : 202-473-9516 ; portable : 202-415-1775
mtuckprimdahl@worldbank.org

WASHINGTON, le 17 décembre 2007 – Le Programme de comparaison internationale (PCI) a publié aujourd’hui de nouvelles données indiquant que l’économie mondiale avait produit en 2005 des biens et services d’une valeur s’élevant à près de 55 billions de dollars et que près de 40 % de la production mondiale provenait des pays développés. Réalisé par la Banque mondiale et d’autres partenaires, ce rapport préliminaire fournit des estimations des niveaux de prix comparables à l’échelle internationale et du pouvoir d’achat relatif des devises de 146 économies.

Les principaux résultats du PCI sont des estimations de parité de pouvoir d’achat (PPA) ayant pour repère l’année 2005. Les PPA sont utilisées à la place des taux de change pour convertir des mesures économiques nationales telles que les produits intérieurs bruts en une devise commune. En prenant en considération les différences de prix entre les pays, les PPA permettent de comparer la taille des marchés, la structure des économies et ce que l’argent permet d’acheter. Les nouvelles PPA remplacent les anciennes estimations servant de points de référence qui remontaient pour la plupart à 1993 et même aux années 1980 dans certains cas.

Ce rapport global regroupe les résultats du Programme de comparaison internationale et ceux du Programme PPA Eurostat-OCDE.

Le rapport fournit également, pour 146 pays, des estimations de leur produit intérieur brut (PIB), de leur PIB par habitant ainsi que leur indice de niveaux de prix. Ce dernier indique quelles sont les économies les moins chères et les plus chères lorsque les devises sont converties au taux de change en vigueur.

Cette initiative est la plus complète et la plus approfondie jamais entreprise pour mesurer la PPA dans les pays. Les équipes de chaque région ont identifié les biens et services typiques dont les prix ont été mesurés. Des enquêtes réalisées en 2005 ont permis de connaître les prix de plus de 1 000 biens et services. De nouveaux outils de validation ont été mis en place pour améliorer la qualité des données. Un groupe représentatif des économies de chaque région a recensé les prix d’un ensemble commun de biens et services utilisé pour calibrer les PPA au niveau mondial.

Principales conclusions

  • Douze économies représentent plus des deux tiers de la production mondiale. Sept d’entre elles sont des économies à revenus élevés (les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Espagne) et cinq d’entre elles sont des économies en développement ou en transition (la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil et le Mexique). Les cinq principales économies en développement sont responsables de plus de 20 % de la production mondiale et de plus de 27 % des dépenses mondiales d’investissement.
  • La Chine a participé à ce programme d’enquête pour la toute première fois et l’Inde y a participé pour la première fois depuis 1985. Par conséquent, les estimations de la taille et des niveaux de prix de ces deux économies sont statiquement plus fiables. Les nouvelles méthodes améliorées classent la Chine au rang de deuxième plus grande économie mondiale, avec près de 10 % du PIB mondial, et l’Inde au cinquième rang, avec plus de 4 %.
  • Dans l’ensemble, les résultats des comparaisons de 2005 démontrent que la taille de l’économie mondiale mesurée en PPA est inférieure aux estimations précédentes. Les économies asiatiques et africaines non exportatrices de pétrole sont approximativement 30 % et 25 % plus petites, respectivement. Cependant, l’Asie représente encore plus de 20 % de la production mondiale. Les estimations du PIB de la Chine sont de 40 % inférieures aux résultats des mesures précédentes.

Quelles sont les plus grandes économies ?

  • Les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne et l’Inde sont responsables de près de la moitié du PIB du monde tel que mesuré par les PPA.
  • Le Brésil représente la moitié de l’économie sud américaine et près des deux tiers des dépenses publiques dans cette région.
  • La Russie domine l’économie régionale des pays de la CEI avec les trois quarts de l’économie totale et les deux tiers des investissements.
  • L’économie africaine est dominée par l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigéria, le Maroc et le Soudan qui ensemble sont responsables de près des deux tiers du PIB de cette région.

Quels sont les pays les plus chers ?

  • L’indice de niveau des prix indique quelles économies sont les plus chères et les moins chères. Cet indice correspond à l’expérience d’un voyageur faisant des achats après avoir converti ses devises en monnaie locale au taux de change en vigueur. Le ratio de niveau de prix est calculé en divisant le ratio de la PPA d’un pays par le taux de change de sa devise locale face au dollar américain. Un indice supérieur à 100 signifie que les prix dans ce pays sont en moyenne plus élevés qu’aux États-Unis tandis qu’un indice inférieur à 100 signifie que les prix y sont relativement plus bas.
  • Les économies les plus chères sont l’Islande, le Danemark, la Suisse, la Norvège et l’Irlande, avec des indices allant de 154 à 127. Les États-Unis se classent au 20e rang mondial avec un indice inférieur à celui de la plupart des autres économies à revenus élevés, y compris la France, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni.
  • Davantage de pays se trouvent à l’autre bout du spectre, plus de 40 économies affichant un indice égal ou inférieur à 40. Les économies les moins chères sont le Tadjikistan, l’Éthiopie, la Gambie, le Kirghizistan et la Bolivie.

D’après le PIB par habitant, les cinq économies les plus riches sont le Luxembourg, le Qatar, la Norvège, le Brunei Darussalam et le Koweït. Collectivement, ces économies représentent moins de 1 % de la production mondiale. Dix-sept économies ont un PIB par habitant de moins de 1 000 dollars. La moyenne mondiale est d’environ 8 900 dollars par habitant.

La consommation individuelle par habitant, une mesure de ce que les ménages consomment, permet de comparer les conditions de vie moyennes. D’après cette mesure, les cinq pays les plus riches sont le Luxembourg, les États-Unis, l’Islande, le Royaume-Uni et la Norvège. La consommation individuelle moyenne à l’échelle mondiale s’élève approximativement à 6 100 dollars par habitant.

Dépenses d’investissement. Les États-Unis récoltent la plus grande part des dépenses mondiales d’investissement, avec 21 %. Cependant, les États-Unis sont suivis de près par la Chine, avec 18 %. Les plus grandes économies attirent plus des deux tiers des investissements dans le monde. La part des investissements mondiaux récoltés par les économies à faibles revenus et à revenus intermédiaires est plus importante lorsque les parts sont mesurées au moyen des PPA.

Limites de l’utilisation des données. Les parités de pouvoir d’achat sont des estimations statistiques. Comme toutes les statistiques, elles sont sujettes à des erreurs d’échantillonnage, de mesure et de classification. Par conséquent, elles devraient être considérées comme des approximations d’inconnu et non pas comme de véritables valeurs. Étant donné le processus utilisé pour recueillir les données et calculer les PPA, il n’est pas possible de fournir une estimation précise de la marge d’erreur. Par conséquent, de petites variations entre les valeurs estimées ne doivent pas être considérées comme significatives.
Les PPA ne devraient pas être utilisées comme indicateurs de la sous-évaluation ou de la surévaluation des devises. Elles n’indiquent pas ce que les taux de change « devraient être ». Les PPA ne rendent pas compte de la demande pour des devises en tant que moyen d’échange, investissement spéculatif ou réserves officielles.

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