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Évolution positive des flux d'aide, de l'allègement de la dette et de la croissance économique face à la persistance du problème de la lutte contre la pauvreté en Afrique, selon un rapport de la Banque mondiale

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Press Release No:2005/539/AFR

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WASHINGTON, 29 juin 2005 — Les apports d’aide nets à l’Afrique subsaharienne ont augmenté de près de 40 % en 2003 – soit 5 % de plus qu’en 2002 – et le continent a bénéficié d’un allègement de dette plus substantiel au cours de la même période, selon la publication annuelle de la Banque mondiale, African Development Indicators (ADI) 2005, parue ce jour.

« Il est indéniable que la situation de l’Afrique pose un véritable cas de conscience, et il n’y a aucun doute que l’Afrique a des besoins. Mais on trouve en Afrique bien plus que des besoins. L’Afrique est peut-être bien en passe de devenir un continent de l’espoir» a déclaré Paul Wolfowitz, Président de la Banque mondiale.

La croissance économique de la région est passée à 3,9 % en 2003, contre 3,4 % en 2002, indique le rapport. Le produit intérieur brut (PIB) de quinze pays d’Afrique subsaharienne a progressé régulièrement, à un taux supérieur à 5 % par an depuis le milieu des années 90 et plusieurs pays ont augmenté les exportations de plus de 10 %.

Le rapport prévient cependant que les guerres civiles, la propagation rapide du VIH/SIDA, la corruption, les faibles niveaux de l’aide et des investissements étrangers directs, ainsi que les bas prix des produits de base, menacent de battre en brèche les acquis récents dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. Il souligne la nécessité de faire des progrès à plus grande échelle et plus rapides et de cibler davantage la croissance économique, afin d’aider les pays africains à réaliser les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM).

« On a besoin d’une stratégie de croissance partagée, qui investisse dans les pauvres pour les aider à contribuer au processus de croissance et à en bénéficier », estime John Page, Économiste en chef de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

Les taux d’inscription bruts dans l’enseignement primaire—un indicateur courant de l’investissement consacré aux pauvres—est passé à 96 % en 2003, contre 87 % en 2002 et 80 % en 1980. Cette progression a contribué à la baisse des taux d’analphabétisme, de 42 % en 1997 à 35 % en 2002. L’accès aux médias électroniques s’est élargi à travers le continent : le nombre d’ordinateurs pour mille personnes a augmenté de plus de 30 % en 2003 par rapport à 2000.

« Les données de l’ADI 2005 montrent à l’évidence que les pays riches doivent tenir rapidement leurs promesses d’une aide plus généreuse, d’un allègement plus substantiel de la dette et d’une expansion des possibilités commerciales pour l’Afrique, si l’on veut voir le continent réaliser des progrès significatifs vers la réalisation des objectifs du développement pour le Millénaire, » a estimé pour sa part Gobind Nankani, Vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

La publication indique qu’en moyenne, les tendances de l’investissement et des échanges sont restées stables, avec une légère progression du déficit courant global.

Les exportations africaines de marchandises sont passées à 121,5 million de dollars en 2003 contre 97 million de dollars en 2002, mais la production agricole (café, cacao, coton, thé, arachides), qui emploie 70 % de la main-d’oeuvre en Afrique, et représente 40 % de ses exportations, a fléchi ou n’a progressé que de façon marginale.

Les exportations de produits manufacturés se sont accrues de 8,7 %, à 29,7 milliards de dollars en 2003, niveau nettement supérieur au montant de 6,2 milliards de dollars que ces exportations ont rapporté en 1980, ce qui montre bien que le continent africain passe d’une économie agricole à une économie industrielle. Sur la période 1994-2003, c’est l’Angola qui a affiché les gains commerciaux les plus importants (15 %), suivi de la Guinée équatoriale (12,5 %), du Nigeria et du Congo (8 % chacun), et de la Côte d’Ivoire et de la République démocratique du Congo (6 % chacun). Les plus grosses pertes commerciales ont été subies par le Sénégal (-5 %), le Burundi, le Malawi et le Soudan (-4 % chacun) et la Guinée-Bissau et le Niger (-3 % chacun).

Le rapport relève que la dette extérieure totale de la région a grimpé à 218 milliards de dollars en 2003, contre 204 milliards en 2002, bien que 23 pays aient bénéficié de l’allègement total du service de leur dette, représentant quelque 43 milliards de dollars. L’ADI fait remarquer que les allègements les plus substantiels de la dette sont intervenus au moment où « les dépenses faites en faveur des pauvres commençaient à augmenter dans la plupart des pays. »

En outre, sur un total de 135 milliards de dollars d’investissements étrangers directs (IED) en 2003, la part nette de l’Afrique a dégringolé de plus de 100 % par rapport à 2001 (lorsqu’elle s’élevait à 19,1 milliards de dollars) à 9 milliards de dollars en 2003. Les apports d’IED au continent s’étaient chiffrés au total à 10,2 milliards de dollars en 2002.

« L’ADI 2005, qui publie des données sur les conditions sociales et économiques les plus récentes en Afrique, représente l’une des sources les plus détaillées de la recherche sur le continent, » déclare Gerard Byam, Directeur, Service qualité opérationnelle et savoir de la Banque mondiale. M. Byam espère que cette publication contribuera à satisfaire les besoins de la communauté de développement en matière d’information sur l’Afrique.

Le rapport présente un continent varié, dont plusieurs pays font des progrès remarquables, alors que certains stagnent et d’autres encore accusent un sérieux retard. En Sierra Leone, par exemple, près de trois enfants sur dix meurent avant l’âge de cinq ans (284 pour 1 000 naissances), la proportion étant de 15 pour 1 000 naissances aux Seychelles. Il faut 6 % du RNB par habitant pour créer une entreprise en Zambie, contre 19 % au Tchad. Le Liberia a trois lignes téléphoniques pour 1 000 habitants ; aux Seychelles on en compte 83 pour 100 habitants. Le taux d’alphabétisme est de 90 % au Zimbabwe ; au Niger il n’est que de 17 %. En Éthiopie, 22 % des habitants ont accès à une source d’eau potable alors qu’en Mauritanie ils représentent 99 %. Au Mali, 49,1% des enfants âgés de 10 à 14 ans travaillent contre 0% en Afrique du Sud. L’Éthiopie et le Burundi ont le plus faible RNB (90 dollars chacun) alors que les Seychelles ont le RNB le plus élevé (7 350 dollars).

Fondés sur la base de données de la Banque mondiale sur l’Afrique, le rapport et le CD-ROM qui l’accompagne (African Development Indicators) offrent le recueil le plus détaillé de données sur le développement en Afrique, en un volume de 17 chapitres portant sur la période 1980-2003. Les données concernent tous les 53 pays africains et 20 groupements régionaux de pays, présentées en matrices ou tableaux distincts portant sur plus de 500 indicateurs du développement. Le CD-ROM fournit des données supplémentaires. Chaque chapitre commence par une introduction succincte sur la nature des données et leurs limites, suivi d’un ensemble de tableaux statistiques, de graphiques, et de notes techniques définissant les indicateurs et identifiant leur source spécifique.


For more information on the report, visit:
 http://www.worldbank.org/afr/stats/adi2005/




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