
Contact : Cathy Russell Secrétariat de l’Initiative Fast Track, Washington, DC Tél. mobile : (202) 243 8087 A Dakar : (221) 77 616 9767 crussell@worldbank.org Dakar, 10 décembre 2007 – La plupart des 32 pays soutenus par l’Initiative de Mise en Oeuvre accélérée de l'Education pour Tous (Initiative Fast Track, FTI) sont en voie d’atteindre l’objectif relatif à l’admission de tous les enfants âgés de six ans en première année d’ici 2010 ; il s’agit là d’un tournant décisif dans le processus d’atteinte de l’objectif d’éducation primaire universelle à l’horizon 2015. Toutefois, un financement supplémentaire sera nécessaire étant donné que l’Initiative continue de s’élargir et d’intégrer plus de pays, déclare un rapport publié aujourd’hui à Dakar. Le Rapport annuel 2007 de l’Initiative Fast Track, « Une Education de qualité pour tous les enfants : Relever le défi », documente les progrès accomplis dans 32 pays dont les plans sectoriels en éducation sont endossés par l’Initiative Fast Track. Dix-huit de ces pays bénéficient d’un soutien financier du Fonds catalytique, un fonds fiduciaire établi par plusieurs donateurs apportant un financement supplémentaire pour faciliter la mise en œuvre des plans sectoriels en éducation de ces pays. « Pour la première fois durant deux générations, nous assistons à des améliorations significatives du taux de scolarisation d'enfants au primaire » a déclaré Bernhard Kühn, Chef du Service de l’Education, de Santé et de Politique démographique, Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement de l’Allemagne, pays qui est le Président du G8 et un des Co-Présidents de l’Initiative Fast Track. « Les pays du G8 ont pris la résolution de soutenir les pays de l’Initiative Fast Track dans leurs efforts vers une éducation primaire de qualité pour tous les enfants. » Dans l’ensemble, les 32 pays de l’Initiative Fast Track avaient un effectif de 60 millions d’enfants inscrits en 2005, ce qui est supérieur de 12 millions à l’effectif de 2000, soit une augmentation de 26 pour cent en cinq ans. Ces pays ont également accompli des progrès importants en termes de scolarisation d’un plus grand nombre de filles. Si les tendances récentes sont maintenues, seuls trois des pays Fast Track actuels ne pourront pas atteindre l’objectif de parité garçons-filles au niveau de l’enseignement primaire d’ici 2015. “Les pays de l’Initiative Fast Track enregistrent des progrès louables grâce à l’engagement de leurs gouvernements et à l’appui des donateurs, y compris l'assistance grâce aux prêts sans intérêt de l’Association internationale pour le développement (AID) de la Banque mondiale », a affirmé Joy Phumaphi, Vice Présidente chargée du Développement humain à la Banque mondiale, l’un des partenaires clés de l’Initiative Fast Track.
« L’un des défis les plus importants à l’heure actuelle est celui d’atteindre les enfants toujours non scolarisés, notamment les filles et les jeunes issus de familles démunies, vivant en zones rurales et appartenant à une minorité ethnique ou linguistique, ou encore souffrant d’handicaps », a-t-elle poursuivi. L’amélioration de la qualité de l’éducation que reçoivent les enfants une fois inscrits à l’école constitue une autre priorité des pays de l’Initiative Fast Track. Un indicateur positif, comme le relève le Rapport annuel, est que la plupart de ces pays ont développé une certaine capacité d’évaluer la qualité de l’apprentissage des enfants. En effet, sept pays de l’Initiative Fast Track ont pris part à l’un des principaux tests internationaux—un tournant décisif étant donné qu’aucun pays à faible revenu n’avait participé à un tel test avant 2003. Le FTI est en pleine croissance, et en novembre 2007, Sao Tomé et Principe est devenu le dernier pays disposant d’un plan sectoriel en éducation endossé. Les plans sectoriels en éducation de trois pays supplémentaires devraient être endossés d’ici fin 2007 et ceux de sept autres d’ici fin 2008. Au fur et à mesure que l’Initiative Fast Track s’élargit, les besoins de financement pour l’enseignement primaire représentent un souci croissant. En sus de l’aide bilatérale, les bailleurs de fonds ont promis une enveloppe globale de 1,2 milliard de dollars au Fonds catalytique depuis 2004. Hors le Rapport annuel de l’Initiative Fast Track constate qu’il n’y aura pas suffisamment de fonds pour les pays s’affiliant à l’Initiative en 2008. Les besoins de financement externe pour les pays FTI y sont estimés à une moyenne de un milliard de dollars EU par an au cours des trois années à venir. Le Rapport demande aux bailleurs de fonds de remplir leur engagement à fournir un financement plus prévisible et à plus long terme aux pays disposant de plans sectoriels en éducation crédibles. « Nous disposons actuellement d’un modèle qui fonctionne et il est temps pour les bailleurs de fonds de concrétiser leurs promesses», a déclaré Desmond Bermingham, le Chef du Secrétariat Fast Track. «Il est urgent non seulement d’accroître l’aide en faveur de l’éducation, mais aussi de la rendre plus efficace.» ### Qu'est-ce que l’Initiative Fast Track ? L’Initiative Fast Track (FTI) a été lancée en 2002 comme un partenariat mondial entre les pays bailleurs et les pays en développement afin de garantir des progrès plus rapides vers l’Objectif de Développement pour le Millénaire d’une éducation primaire universelle d’ici 2015. Tous les pays à faible revenu qui démontrent un engagement sérieux envers l’atteinte de l’achèvement du primaire peuvent bénéficier d’un soutien de la part de l’Initiative. Plus de 30 bailleurs de fonds soutiennent le FTI, y compris l’UNESCO, l’UNICEF et la Banque mondiale. Pour de plus amples informations, visitez le site: www.education-fast-track.org Pour de plus amples informations, visitez le fiche de renseignements |