À Washington : Corrie Shanahan Téléphone : +1 202-473-2258 Courriel : cshanahan@ifc.org Washington, le 14 novembre 2008 — À l’issue d’une réunion entre le ministre japonais des Finances, Shoichi Nakagawa, et le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, le Japon et le Groupe de la Banque mondiale ont annoncé aujourd’hui que le Gouvernement japonais s’est engagé à contribuer pour 2 milliards de dollars au lancement d’un nouveau fonds mis sur pied par le Groupe de la Banque pour aider à recapitaliser les banques dans les petits pays émergents. Le Japon est ainsi le premier partenaire à contribuer officiellement à ce fonds, dont M. Zoellick avait annoncé cette semaine le lancement au titre des mesures engagées par le Groupe de la Banque pour accroître son appui financier aux pays en développement et les aider ainsi à faire face à la crise actuelle. Ce fonds vise à injecter des capitaux dans les banques des petits pays émergents qui risquent de subir les effets de la baisse des flux d’investissement à la suite de la crise financière, ce qui serait particulièrement préjudiciable aux petits et moyennes entreprises. Cet investissement est un signe des liens de partenariat étroits qui unissent le Japon et le Groupe de la Banque. Effectué par le biais de la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC), il concrétisera le lancement officiel du fonds de recapitalisation. L’opération est assujettie à l’approbation du conseil de la JBIC ainsi que des administrateurs de la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque. « Nous apprécions au plus haut point la réponse apportée par le Groupe de la Banque mondiale à la crise financière », a déclaré à ce sujet M. Nakagawa. « Cette initiative tendant à la recapitalisation des banques est analogue aux mesures que nous prenons actuellement au plan interne pour stimuler l’économie japonaise, surtout pour ce qui est de soutenir les petites et moyennes entreprises. Elle ne fait que renforcer encore les relations entre le Gouvernement japonais et le Groupe de la Banque mondiale, de même qu’entre la JBIC et l’IFC. » « Je me réjouis de pouvoir annoncer la contribution du Japon à ce fonds, qui, je le pense, contribuera nettement à consolider la situation des banques dans les pays pauvres, et permettra à terme de protéger les plus pauvres de l’impact de la crise financière mondiale », a déclaré pour sa part M. Zoellick. « Nous accordons énormément de prix au solide partenariat qui réunit le Japon et le Groupe de la Banque mondiale, et espérons que d’autres pays suivront l’esprit d’initiative dont a fait preuve le Japon en effectuant une telle contribution. » « Le fonds envisagé doit être un moyen très efficace pour prêter appui aux systèmes bancaires des pays qui n’ont pas les ressources permettant de contrecarrer les effets de cette crise mondiale », a quant à lui expliqué Lars Thunell, vice-président exécutif et directeur général de l’IFC. « Les sommes devant être investies couvriraient beaucoup de terrain dans des économies de moindre envergure, et pourraient aider à empêcher la crise de se propager. » L’IFC, qui est l’organisation membre du Groupe de la Banque axée sur le développement du secteur privé, compte elle-même investir 1 milliard de dollars dans le fonds. Selon ses estimations, un fonds doté de 3 milliards de dollars peut avoir un effet démultiplicateur de l’ordre de 75 milliards de dollars, compte tenu des contributions fournies par d’autres investisseurs et des niveaux accrus de prêts que pourront consentir à leurs clients les banques qui auront reçu ses injections de capitaux. À l’échelon des marchés plus pauvres et de dimension réduite, des montants de cet ordre pourraient avoir un effet significatif sur le système bancaire et l’économie, et contribuer ainsi à empêcher des dérèglements systémiques et à réduire l’impact de la crise sur les populations pauvres. C’est le 11 novembre dernier que M. Zoellick a annoncé l’intention du Groupe de la Banque d’accroître fortement son appui financier aux pays en développement, notamment en procédant au lancement ou à l’élargissement de la portée de quatre mécanismes en faveur du secteur privé touché par la crise, qui revêt une importance cruciale pour l’emploi, la reprise et la croissance. Le communiqué de presse diffusé à cette occasion fournit de plus amples informations à ce sujet. À propos de l’IFC Membre du Groupe de la Banque mondiale, l’IFC se donne de fournir aux individus la possibilité d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie. Elle s’emploie pour cela à promouvoir une croissance économique durable dans les pays en développement, en finançant des investissements dans le secteur privé, en mobilisant des capitaux privés et en fournissant des services de conseil et d’atténuation des risques aux entreprises et aux gouvernements. Ses nouveaux investissements pour l’exercice 08 se sont chiffrés au total à 16,2 milliards de dollars, ce qui représente une progression de 34 % sur l’exercice précédent. Pour en savoir plus à son sujet, visitez son site web : www.ifc.org |