Communiqué de presse : 2007/309/AFR Contacts :
À Washington : Henny Rahardja À Bujumbura : Marie-Claire Nzeyimana À Nairobi : Peter Warutere À Antananarivo : Jocelyn Rafidinarivo WASHINGTON, le 2 avril, 2007 — Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le 29 mars un financement de l’Association internationale de développement ( IDA) de 164,5 millions de dollars pour le Kenya, le Burundi et Madagascar. Il s’agit de la première tranche du Programme régional d’infrastructure de communications (RCIP) de 424 millions de dollars pour améliorer la connectivité à haut-débit en Afrique orientale et australe. Le développement de la région est limité aujourd’hui par des coûts de capacité internationale prohibitifs. Les entreprises de la région ne peuvent être concurrentielles dans l’économie globale, les étudiants des universités sont désavantagés parce qu’ils ne peuvent pas accéder à l’internet, et les gouvernements ne peuvent pas communiquer avec efficacité en interne et avec leurs citoyens parce qu’ils ne sont pas connectés. L’Afrique orientale et australe est aujourd’hui la seule région du monde qui n’est pas connectée à l’infrastructure mondiale fibre optique haut-débit, et elle compte pour moins de 1% de la capacité mondiale internationale haut-débit. L’absence d’infrastructure a pour conséquence une dépendance vis-à-vis des satellites avec des coûts parmi les plus élevés au monde. Un entrepreneur de centres d’appels au Kenya a ainsi résumé aux Administrateurs de la Banque mondiale le dilemme auquel la région fait face: “Pour maintenir 25 agents au téléphone, cela coûte près de 17,000 dollars par mois. Dans les autres pays en dehors de la région, il en coûte seulement 600-900 dollars par mois ” a expliqué Nicholas Nesbitt, le directeur de KenCall. “Il est absolument impératif que quelque chose soit fait tout de suite pour rendre la capacité internationale abordable. Autrement, nous allons manquer une opportunité énorme et les gens vont simplement dire que l’Afrique n’est pas prête pour ce genre d’emplois, qu’elle n’est pas prête pour le monde de l’entreprise d’aujourd’hui.” Le Conseil d’administration de la Banque a répondu à cet appel, et aux demandes d’assistance des gouvernements, en approuvant RCIP à l’unanimité pour rendre la connectivité à haut débit abordable, pour potentiellement 25 pays en Afrique orientale et australe. La première phase du Programme, pour une enveloppe de 164,5 millions de dollars, comprend des crédits de l’IDA de 114,4 millions de dollars consenti au Kenya et 30 millions de dollars octroyé à Madagascar, ainsi qu’un don de l’IDA de 20,1 millions de dollars accordé au Burundi. RCIP est un exemple innovateur du soutien à l’intégration régionale, qui représente à présent plus de 10% de l’assistance totale de la Banque mondiale à l’Afrique sub-saharienne. “Améliorer la connectivité à haut débit a une valeur ajoutée énorme pour l’Afrique. Pouvoir communiquer à un prix abordable et avec un service de qualité est essentiel pour la compétitivité économique de la région” a indiqué Paul Wolfowitz, Président du Groupe de la Banque mondiale. “L’Afrique se connecte avec le reste du monde – c’est très encourageant pour le continent. Les pays partenaires sont en train d’envoyer un signal fort au monde : ils sont ouverts pour le monde des affaires d’aujourd’hui et sont prêts à être moteurs dans l’ère de l’Information.” Le financement de réseaux terrestres à travers RCIP sera un catalyseur pour attirer et maximiser l’investissement privé dans les infrastructure de communications. RCIP complémente les initiatives de câbles sous-marins pour connecter l’Afrique orientale et australe, et notamment le cable sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy) développé par des opérateurs de télécommunications avec l’appui de la Société financière internationale ( SFI) et d’autres bailleurs de fonds. À la fin du Programme, toutes les capitales et les principales villes de l’Afrique orientale et australe devraient être reliées au réseau de connectivité à haut débit à un prix concurrentiel. Cela permettra d’équiper l’Afrique avec les outils de demain pour des échanges commerciaux en phase avec le reste du monde, pour dynamiser le secteur de l’éducation au-delà des salles de classe et pour accélérer la bonne gouvernance. *Outre le Kenya, le Burundi et Madagascar, le RCIP est également accessible à l’Afrique du Sud, à l’Angola, au Botswana, aux Comores, à Djibouti, à l’Érythrée, à l’Éthiopie, au Lesotho, au Malawi, à Maurice, au Mozambique, à la Namibie, à l’Ouganda, à la République Démocratique du Congo, au Rwanda, aux Seychelles, à la Somalie, au Soudan, au Swaziland, à la Tanzanie, à la Zambie et au Zimbabwe, à condition que le pays soit éligible pour un financement Banque mondiale au moment où la demande d’appui est soumise. Les pays peuvent participer aux phases futures de RCIP, en fonction de leur état de préparation. ### Pour regarder la vidéo sur RCIP présenté au Conseil d’administration de la Banque mondiale, veuillez consulter le site www.worldbank.org/rcip/video (a)Pour de plus amples renseignements sur le Programme d’infrastructure régionale des communications en Afrique (RCIP), veuillez consulter le site www.worldbank.org/rcip (a) Pour plus d’information sur le programme de financement de la Banque mondiale en Afrique, veuillez consulter le site www.banquemondiale.org/afrique (a) indique une page en anglais |