English
A la demande de la IFC (Société Financière Internationale), Esso-Chad a commis une étude indépendante de son programme d’acquisition des terres et de compensation dans la zone de développement du champ pétrolifère du Doba pour évaluer l’impact que la production de pétrole a sur les communautés locales. L’étude a trouvé que, quoique le projet ait eu plusieurs impacts positifs sur ces communautés, l’opération occupe plus de terres qu’il ne l’était prévu au début. Cette situation a causé du tort aux familles qui dépendent de l’agriculture pour leur survie.
La IFC, filiale du Groupe de la Banque Mondiale qui finance le secteur privé, est d’avis que les moyens de subsistance des populations affectées par le développement des champs pétrolifères doivent être compensées notamment en leur trouvant d’autres terres cultivables et en leur offrant des opportunités d’emplois viables autres que l’agriculture. À la suite des discussions avec la IFC, Esso-Chad a préparer un plan d’action correctif basé sur les recommandations de l’étude indépendante. Esso-Chad est une filiale d’ExxonMobil et opérateur du Projet d’Exploitation Pétrolière et de Pipeline Tchad-Cameroun.
L’étude indépendante fait partie du processus de suivi qu’exerce la IFC pour s’assurer du respect des mesures de protection sociale et environnementales convenues comme conditions de prêt à l’Oléoduc Tchad-Cameroun et au Projet de Développement Pétrolifère du Tchad. L’étude a été conduite par deux experts de réputation internationale et est publiée depuis le 14 Mars 2007 sur le site web du département Pétrole, Gaz, Mines, et produits chimiques du Groupe de la Banque Mondiale . Le Plan d’Action Correctif a quant à lui été rendu public le 6 avril 2007 sur le site web de Esso-Chad.
L’étude démontre que la compensation qui a été payé pour les terres a permis à certaines familles de conserver à court et à moyen terme des moyens de subsistance. Cependant, certains agriculteurs ne pourront pas survivre à long terme sans des mesures de compensation pour les aider à racheter d’autres terres leur permettant de vivre de leur agriculture, ou des opportunités d’emplois alternatifs viables. Le plan d’action correctif d’Esso-Chad, préparé avec la contribution de la IFC, permettrait de résoudre ces problèmes. S’il est mis en œuvre comme prévu, il permettra de minimiser les impacts négatifs du projet, aidera à restaurer la qualité de vie des populations et à améliorer la prévision et le suivi des impacts cumulatifs.. Des progrès ont été réalisés dans l’atténuation des impacts à court et à moyen terme. La IFC et d’autres groupes de surveillance indépendants suivront la mise en œuvre du plan d’action.
Cliquer ici pour accéder à l'Etude Indépendante. Cliquer ici pour accéder au Plan d'Action Correctif.
|