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Corne de l’Afrique : La Banque mondiale renforce son aide pour lutter contre la sécheresse et accroître la sécurité alimentaire

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News Release No:2012/088/AFR

L’institution alloue 1,88 milliard de dollars pour répondre aux besoins immédiats de millions de personnes et financer la reprise à long terme

WASHINGTON, le 24 septembre 2011 – La Banque mondiale a revu à la hausse l’aide prévue pour les pays de la Corne de l’Afrique qui sont confrontés à l’une des pires sécheresses que la région ait connue depuis plus d’un demi-siècle, passant de plus de 500 millions de dollars initialement annoncés à 1,88 milliard.

Cette annonce intervient au moment où les partenaires au  développement sont réunis sous l’égide des Nations Unies pour tenter de renforcer l’aide apportée aux pays touchés, qui font face à une malnutrition grandissante, l’insécurité alimentaire et des déplacements massifs des populations.

« La Banque mondiale accompagnera cet appel collectif à l’action lancé par les organismes d’aide humanitaire des Nations Unies avec l’appui sans faille du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Commission européenne, des États-Unis et d’autres. Au-delà de la réponse à apporter à la catastrophe actuelle, c’est la capacité de résistance à la sécheresse qu’il faut renforcer pour demain. Une crise humanitaire n’a pas à devenir une crise permanente et ne doit pas y conduire », a déclaré le président de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick.

Plus de 13 millions de personnes dans la sous-région ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Selon les estimations des Nations Unies, les besoins financiers pour les secours à apporter immédiatement aux victimes de la sécheresse s’élèvent à 2,4 milliards de dollars. Si 1,4 milliard de dollars ont déjà été annoncés en réponse aux appels à l’aide internationale, il manque encore 1 milliard de dollars.

La dotation révisée de la Banque mondiale est près de quatre fois supérieure au financement de plus de 500 millions de dollars initialement annoncé en juillet. Elle résulte d’évaluations préliminaires effectuées par les experts en catastrophes naturelles de la Banque à Djibouti, en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda et dans les camps de réfugiés originaires de Somalie.

Ces ressources seront débloquées conformément à un plan qui s’étale sur trois phases: riposte  immédiate (288 millions de dollars) pendant l’exercice 12 (qui s’achève le 30 juin) ; reprise économique (384 millions de dollars) jusqu’à l’exercice 14 ; et une phase de renforcement de la capacité à résister à la sécheresse à long terme (1,2 milliard de dollars). Par son intervention, la Banque mondiale cherche à atténuer immédiatement les conséquences de la crise tout en gardant le cap sur   la réalisation des objectifs de développement à long terme tant au niveau national et que régional.L’annonce faite aujourd’hui survient une semaine après l’approbation par le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale d’un décaissement rapide de 30 millions de dollars par le biais du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés pour faire face aux besoins de santé, d’alimentation et d’assainissement des réfugiés somaliens au Kenya et en Éthiopie.

Le plan d’intervention de la Banque s’inscrit dans le droit fil de la stratégie de l’institution pour l’Afrique qui vise, entre autres objectifs, à réduire la vulnérabilité du continent et accroître sa résistance aux catastrophes naturelles et au changement climatique en mobilisant des partenariats, des connaissances et des financements.

« De concert avec toute une gamme de partenaires dont nous venons compléter les efforts, nous avons pour priorité immédiate de sauver des vies, rétablir les revenus et recréer la capacité productive des familles et des entreprises,” a souligné Mme Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Nous sommes certains que ce train de mesures empêchera de réduire à néant les progrès accomplis jusqu’ici et placera les pays touchés sur la trajectoire d’une dynamique durable. »

La Corne de l’Afrique connaît des sécheresses qui sont aggravées par le changement climatique. Dans un contexte de pressions démographiques et d’atteintes généralisées à la paix et à la stabilité, comme c’est le cas en Somalie, cette situation a toute chance de multiplier les risques de conflits liés à l’accès à l’eau, aux terres et à d’autres ressources. Cette crise est par ailleurs exacerbée par la flambée mondiale des prix alimentaires, qui ont augmenté de 26 % par rapport à l’an passé.

Depuis 2008, la Banque mondiale a porté ses investissements dans l’agriculture en Afrique à 1 milliard de dollars par an en moyenne . Dans le cadre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine, la Banque travaille avec l’Union africaine pour faire passer à au moins 10 % la part des budgets nationaux consacrée à l’agriculture dans les pays concernés.

Contacts :

À Washington:

Aby K. Touré (+1) 202 473 8302, akonate@worldbank.org 

Francois Gouahinga (+1) 202 473 0696, fgouahinga@worldbank.org

 

 

 

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