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Remarques préliminaires du Président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick à la conférence de presse d’ouverture des Réunions de printemps

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19 avril 2012

 

Bienvenue et merci à vous tous d’être venus aujourd’hui.

 

Ces Réunions de printemps vont être mes dernières en tant que Président du Groupe de la Banque mondiale, et j’aimerais donc commencer par exprimer des remerciements :

 

·         aux ministres qui nous ont apporté leur appui et qui ont travaillé à nos côtés ;

 

·         à notre Conseil des Administrateurs, qui a travaillé sans relâche pour aider notre équipe de direction à moderniser cette importante institution multilatérale ;

 

·         à l’excellente équipe de direction que je suis fier d’avoir contribué à mettre en place et à diriger ; et

 

·         aux membres du personnel du Groupe de la Banque mondiale basés à Washington et à travers le monde : ils sont tout à la fois motivés, déterminés et désireux d’avoir un impact ; ils constituent un atout phénoménal et représentent ce qui se fait de mieux dans les 170 pays dont ils proviennent aujourd’hui.

 

Ces cinq années ont été assez bien remplies.

 

Je crois pouvoir dire que mon mandat au Groupe de la Banque mondiale a comporté trois phases :

 

·         une phase de redressement au sortir d’une période quelque peu troublée ;

 

·         une transition rapide vers un mode d’appui à grande échelle, plus rapide et plus souple pour nos pays clients dans le contexte des crises alimentaire, énergétique et financière — en termes purement financiers, un effort de l’ordre de 250 milliards de dollars ;

 

·         et le début de la modernisation du Groupe de la Banque mondiale dans une perspective d’avenir.

 

Cet effort de modernisation en cours sera un élément important de l’exposé que je ferai en fin de semaine devant le Comité du développement et des entretiens que j’aurai avec nos Gouverneurs.

 

Grâce à la première grande augmentation de capital que la BIRD ait connue en plus de 20 années et aux deux reconstitutions records des ressources de l’IDA pour un montant total de plus de 90 milliards de dollars, je me félicite de pouvoir confier à ceux qui vont me suivre une Banque bien dotée en ressources et assortie d’une notation AAA.

 

Cela dit, il nous faut constamment réfléchir à l’avance à la façon de mobiliser des ressources — que ce soit pour répondre à l’intérêt croissant que suscitent IFC et le développement du secteur privé, pour aider les plus pauvres, ou pour faire face à l’évolution des besoins de nos pays clients à revenu intermédiaire, où vivent encore les trois quarts des personnes qui ont moins de 2 dollars par jour pour subsister.

 

Notre programme de modernisation a pour élément moteur notre focalisation sur nos clients et l’attention que nous prêtons à leurs besoins prioritaires, par opposition à une approche surannée où tout est dicté d’en haut.

 

Et cette modernisation met en jeu une rigoureuse optique de résultats, d’ouverture et de responsabilité.

 

C’est pourquoi nos initiatives de libre accès à l’information, aux données et au savoir finiront peut-être par constituer l’héritage le plus important de ces cinq dernières années.

 

Ces mesures sont essentielles au processus de démocratisation du développement.

 

Et ces mesures posent les bases pour le renforcement de la responsabilité sociale, la lutte contre la corruption et l’établissement d’une meilleure gouvernance.

 

L’année dernière, j’ai avancé l’idée selon laquelle la Banque mondiale et les autres composantes du multilatéralisme doivent reconnaître que des investissements au niveau de la société civile et en faveur d’une bonne gouvernance sont aussi primordiaux que ceux en matière de routes, d’usines et de centres de santé.

 

C’est pourquoi j’aurai plaisir à annoncer, dans le courant de cette journée, la mise en place d’un nouveau Partenariat mondial pour la responsabilité sociale, destiné à fournir un appui aux efforts menés dans ce domaine par les organisations de la société civile.

 

Cela étant, une bonne partie de ce que vous allez entendre ici dans les jours qui viennent aura trait aux ondes de choc qui résultent encore de la crise financière — aux problèmes affectant la stabilité macroéconomique et les politiques budgétaires et monétaires.

 

Cela est important, sans aucun doute.

 

Mais ce n’est pas suffisant.

 

Les pays, qu’ils soient en développement ou développés, doivent se pencher sur les réformes structurelles qui seront à l’avenir les éléments moteur de leur croissance, faute de quoi le monde continuera d’avancer cahin-caha.

 

Le Groupe de la Banque mondiale mettra l’accent sur ce processus de croissance structurelle.

 

Cette question des réformes structurelles et de l’évolution des modèles de croissance cadre avec les grands rapports que nous avons récemment publiés, tels que China 2030 ou le Golden Growth Report consacré à l’Europe.

 

Vous verrez aussi que la notion de croissance structurelle est présente dans les priorités que nous attachons :

 

·         aux infrastructures, tout particulièrement dans le contexte des partenariats public-privé ;

 

·         aux systèmes de protection sociale, afin de protéger le capital humain dans un contexte mondial instable et incertain ;

 

·         à la parité hommes-femmes, pour permettre aux pays de tirer parti des possibilités de croissance qui s’attachent à l’autonomisation de toute leur population ; et

 

·         à l’inclusion financière, y compris à ces réunions, avec un rapport, le premier du genre, sur une mesure de l’accès aux services financiers qui montre que les trois quarts des 2,5 millions d’êtres humains qui ont moins de 2 dollars par jour pour vivre n’ont pas du tout accès aux services bancaires.

 

Les pays en développement ont contribué pour deux tiers à la croissance mondiale au cours des cinq dernières années.

 

Ce ne sont donc plus des considérations de charité qui s’attachent à eux : ils sont d’une importance vitale pour l’économie mondiale.

 

Mais, bien entendu, ils sont confrontés aussi à d’énormes défis.

 

C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale se donne pour but de continuer à concentrer l’attention des dirigeants de l’économie mondiale sur la croissance, pas seulement sur la stabilité de l’économie ; sur les systèmes de protection humanitaire, pas seulement sur les systèmes de protection financière ; et sur la modernisation du multilatéralisme, de sorte que l’ensemble des 188 pays qui sont nos actionnaires puissent travailler ensemble dans le sens de leur intérêt commun.

 

Pour finir, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Jim Kim depuis qu’il a été choisi pour me succéder.

 

Nous aurons l’occasion de nous rencontrer peu de temps après ces Réunions de printemps pour parler du processus de transition.

 

Je pense qu’il va faire un excellent travail, et je lui adresse tous mes vœux de réussite, à lui ainsi qu’à tous ceux qui sont associés au Groupe de la Banque mondiale.

 

Je serai heureux de répondre à présent à vos questions.

 




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