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    La Conférence de Bruxelles sur la gouvernance insuffle un nouvel élan à la Stratégie de la Banque mondiale pour la gouvernance et la lutte anti-corruption

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    La Stratégie de la Banque mondiale pour la gouvernance et la lutte anti-corruption, qui a pour objet d’intégrer les principes de bonne gouvernance aux opérations de la Banque, a reçu une nouvelle impulsion lors d’une conférence de deux jours tenue à Bruxelles qui a réuni près de 500 personnes représentant des États, le secteur privé et diverses composantes de la société civile. Cette conférence a été organisée parallèlement à une vidéoconférence à laquelle ont participé 500 étudiants inscrits dans 65 écoles de commerce de 35 pays, qui ont formulé, en leur qualité de futurs leaders, des recommandations à l’intention des participants à la conférence de Bruxelles.

    La conférence s’est tenue les 14 et 15 mars 2007 et avait pour thème « Améliorer la gouvernance et combattre la corruption : les nouvelles frontières des partenariats public-privé ». Le discours inaugural a été prononcé par Paul Wolfowitz, Président de la Banque mondiale. La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, et l’ancienne ministre des Finances du Nigéria, M. Ngozi Okonjo-Iweala, ont également pris la parole. Le Roi de Belgique, Albert II, et les dirigeants de plusieurs sociétés multinationales ont assisté à la conférence.

     
    Paul Wolfowitz à l’ouverture de la conférence

    La conférence a été organisée à l’initiative de la Belgique et de l’Institut de la Banque mondiale, en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Outre l’Institut de la Banque mondiale, le Réseau pour la lutte contre la pauvreté et pour la gestion économique (PREM), le réseau Politique opérationnelle et services aux pays (OPCS) et le groupe Mines de la Banque mondiale ont également pris part au débat et ont apporté une contribution importante aux travaux de la conférence.

    La Stratégie de la Banque mondiale pour la gouvernance et la lutte anti-corruption a fait l’objet d’un vaste processus consultatif engagé en novembre 2006 à l’échelle mondiale auprès de tous les intervenants concernés, et a servi de point de départ à la conférence, qui a repris dans ses conclusions les grands thèmes abordés dans la Stratégie. Les participants ont appuyé avec vigueur l’intervention du ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, hôte de la conférence, qui a souligné que la gouvernance devait être au cœur du débat relatif à l’établissement de relations entre les pays développés, les pays en développement et le secteur.

      Temps forts
    (en anglais)
    www.improvinggovernance.be

    Audiocasts des interventions en plénière
    Recommandations des futurs leaders
    Programme et liens vers les exposés
    Galerie photo

    La conférence a permis de réunir pour la première fois les pays bailleurs de fonds, les pays en développement et le secteur privé à l’occasion d’une grande conférence sur la gouvernance. « L’avis et la contribution potentielle du secteur privé ont été quelque peu négligés dans le passé », a déclaré le ministre De Gucht. « Cette conférence apporte la confirmation du rôle primordial du secteur privé en matière de gouvernance ».

    La conférence, qui a largement fait appel aux techniques de communication interactive, a été présidée par Nik Gowin, ancien présentateur de télévision de la BBC. L’objectif était de formuler des idées concrètes susceptibles d’être débattues lors des réunions de printemps de la Banque, pendant lesquelles la stratégie sera examinée, et d’être intégrées au processus visant à définir, au niveau ministériel, une stratégie multi-bailleurs de fonds pour la gouvernance et la lutte anti-corruption à l’intention des 30 États membres de l’OCDE. À l’issue de la conférence, la Belgique a annoncé qu’elle entendait s’associer à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives et verserait à ce titre une contribution de 650 000 dollars, devenant ainsi le quatrième bailleur de fonds de ce mécanisme axé sur l’amélioration de la gouvernance dans les industries pétrolières, gazières et minières.

     
    Nik Gowing anime un débat interactif

     

    Une consultation mondiale par vidéoconférence, d’une durée de 24 heures, a été organisée à partir d’une des cabines d’interprétation du centre de conférence. Les participants à la conférence principale ont pu suivre la vidéoconférence, relayée par les centres du Réseau mondial du savoir au service du développement (GDLN) répartis dans 36 pays. La consultation du GDLN a commencé à midi (heure de Bruxelles) le premier jour et s’est achevée à la même heure le lendemain, et deux séances ont été retransmises en direct dans la salle de conférence.

    Aperçu des conclusions de la conférence

    • Les pressions exercées par d’autres pays et les mesures de lutte anti-corruption axées sur la demande pourraient s’avérer plus efficaces que l’assistance technique fournie à l’appui de la mise en place de mécanismes institutionnels de bonne gouvernance. Les bailleurs de fonds devraient peut-être envisager de réorienter leur aide.
    • Les pays membres de l’OCDE doivent fournir des ressources afin d’accélérer la récupération des actifs détournés déposés dans des banques de pays de la zone OCDE.
    • Les pays membres de l’OCDE doivent prendre des mesures plus fermes pour combattre la corruption en s’attaquant à l’offre.
    • Les partenaires du développement doivent utiliser à bon escient les indicateurs relatifs à la gouvernance et déployer des efforts concertés pour aider les pays à réaliser des enquêtes pour établir un diagnostic de la situation nationale en matière de gouvernance.
    • Le secteur privé doit amener davantage de grandes sociétés à rejoindre les sociétés, de plus en plus nombreuses, qui appliquent le principe de la tolérance zéro à l’égard de la corruption.
    • Les leaders de demain doivent être associés au débat, depuis leur entrée dans le secondaire jusqu’à la fin de leurs études dans les écoles de commerce.

    « Il faut saluer l’initiative de la Banque mondiale (les consultations du GDLN avec les étudiants d’écoles de commerce), qui constitue un bel exemple de démarche participative », a déclaré Harish Bjoor, professeur de marketing rural à l’Indian School of Business, dans le Financial Express (Inde, 16 mars 2007).

    La Conférence de Bruxelles sur la gouvernance insuffle un nouvel élan à la Stratégie de la Banque mondiale pour la gouvernance et la lutte anti-corruption

    Les 500 étudiants ont pris part à une série de jeux de rôle et de hiérarchisation des priorités, à l’issue desquels ils ont participé à un vote pour sélectionner 120 propositions concrètes. Les cinq idées les plus novatrices ont été présentées aux participants à la conférence de Bruxelles et ont fait l’objet d’un intense débat. Lors de la clôture de la conférence, le ministre belge des Affaires étrangères est revenu sur la recommandation axée sur la création d’un « label entreprise propre », estimant qu’elle méritait d’être examinée de plus près. Plusieurs participants ont déclaré que les idées des étudiants étaient aussi intéressantes, voire meilleures que celles avancées par les participants à la conférence.

     
    VC Studio
    Grâce au site web créé pour l’occasion, le public a pu suivre en direct la consultation vidéo et la conférence de Bruxelles à l’aide des divers outils multimédias proposés sur le site. À la fin de la deuxième journée, 250 000 personnes s’étaient déjà connectées. Les utilisateurs peuvent aussi télécharger des podcasts de toutes les interventions faites en plénière ainsi que nombre des documents examinés au cours de la conférence : www.improvinggovernance.be (en anglais).


    Mark Nelson et Han Fraeters, Institut de la Banque mondiale.

    Couverture de la conférence dans les médias (PDF, 182 kb, en anglais)

     

     

     




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